Merkel a condamné les attaques racistes du NSU contre la communauté turque de son pays

La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé ses regrets face aux attitudes racistes et aux actes de violences visant la communauté turque du pays.

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Merkel a condamné les attaques racistes du NSU contre la communauté turque de son pays

 

La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé ses regrets face aux attitudes racistes et aux actes de violences visant la communauté turque du pays.

Merkel s'est exprimée, mardi, lors d'une conférence de presse à Berlin après une réunion par vidéoconférence avec des représentants des principaux groupes ethniques et organisations d'immigrants, dans le cadre du "13ème sommet de l’Intégration". Elle a réaffirmé l'engagement de son gouvernement à lutter contre les discriminations et le racisme.

La Chancelière a répondu à une question du correspondant de l’AA relatif à l’accord de main d’œuvre signé en 1961 par l’Allemagne et la Turquie. 

Elle a souligné que l'Allemagne considérait la communauté turque comme une partie intégrante de la société et que le gouvernement intensifierait les programmes de lutte contre les discriminations et les préjugés, tout en garantissant l'égalité des chances pour les personnes issues de l'immigration dans tous les domaines de la vie sociale.

Angela Merkel a par ailleurs estimé que lorsque la Turquie et l'Allemagne ont signé cet accord sur la main-d'œuvre il y a 60 ans, cela a ouvert une nouvelle page dans l'histoire allemande, car les "travailleurs invités" turcs, venus pour stimuler l'économie allemande, ont également créé une nouvelle communauté.

"Nous ne les appelons plus des travailleurs invités. Ils sont devenus nos compatriotes. Beaucoup d'entre eux sont également devenus citoyens allemands", a-t-elle ajouté.

"Nous avons connu de très mauvais incidents ces dernières années, comme les meurtres du NSU [National Socialist Underground – Groupe néonazi] et l'attaque de Hanau", a déclaré Merkel, faisant référence aux attaques terroristes mortelles majeures des extrémistes d'extrême droite.

"Après tout cela, il est vraiment difficile pour une personne d'origine turque de croire qu'elle est la bienvenue ici, qu'elle a des chances égales", a-t-elle déclaré.

Pour Merkel, ces difficultés peuvent être surmontées si toutes les composantes de la société assument leurs responsabilités.

"La société doit être ouverte et elle doit comprendre que les différences sont une richesse. Et ceux qui vivent en majorité dans une communauté composées de migrants doivent être disposés à contribuer à la société dans laquelle ils vivent", a-t-elle expliqué.

Et d’ajouter : "Chacun doit pouvoir apporter son potentiel et ses moyens à notre pays".

L'Allemagne compte une communauté turque de plus de trois millions de personnes, dont beaucoup sont des citoyens allemands de deuxième et troisième génération dont les grands-parents ont rejoint le pays en tant que «travailleurs invités» dans les années 1960.

Le pays a été témoin d'un racisme croissant ces dernières années, alimenté par des partis d'extrême droite, qui ont exploité les craintes liées à la crise des réfugiés et au terrorisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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