La France ne désengagera pas ses troupes mobilisées au Sahel

La France estime que la présence de l’armée nationale au Sahel vise à « se sécuriser », considérant qu’il s’agit de la « frontière sud » de l’Hexagone.

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La France ne désengagera pas ses troupes mobilisées au Sahel

 

La France ne retirera pas sa présence militaire au Sahel et souhaite la poursuite de son objectif affiché, de lutte contre le terrorisme, a assuré dimanche le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian au cours d’une interview radiotélévisée.

Le chef de la diplomatie française assure, toutefois, que le pays envisage d’ajuster ses effectifs sur zone en supprimant « l’effort supplémentaire » de 600 soldats déployés en 2020 en renfort des 4 500 soldats déjà sur place.

« L’objectif est toujours le même, (...), on ne se désengage pas et on veut lutter contre le terrorisme », a martelé Jean-Yves Le Drian à l’antenne de France Info.

Il estime que la présence de l’armée nationale au Sahel vise à « se sécuriser », considérant qu’il s’agit de la « frontière sud » de l’Hexagone.

« Si on laisse demain cette région aux mains des » terroristes « c’est notre propre sécurité » qui est en jeu, a-t-il plaidé.

Il considère, néanmoins, qu’à terme « ce sont bien les forces africaines qui devront assurer leur propre sécurité ».

Le chef de la diplomatie française souligne que les travaux d’une force G5 Sahel se déclinent en « quatre piliers », dont « le renforcement de la lutte contre le terrorisme », « le renforcement de la force conjointe » des armées des pays du Sahel, « la volonté de faire en sorte que les États reprennent » leurs places sur « l’ensemble des territoires », et enfin « engager une démarche de développement significative ».

Cette intervention télévisée intervenait alors que le président Emmanuel Macron avait fait savoir, en début de semaine, que la France allait « ajuster son effort » au Sahel.

Les militaires français ont en effet payé un lourd tribut, au Mali depuis les fêtes de fin d’année où cinq soldats ont été tués dans des attentats revendiqués par un groupuscule terroriste affilié à Al-Qaïda.

À ce stade, une cinquantaine de militaires français ont été tués alors qu’ils étaient engagés dans l’opération Barkhane (auparant Serval) depuis 2013.

AA



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