France: des militaires et retraités du ministère de la Défense soupçonnés de trafic d’armes

Dix personnes dont six militaires et retraités du ministère de la Défense, ont été arrêtés en début de semaine, notamment, en région parisienne et dans le sud de la France, dans le cadre du démantèlement d’un trafic d’armes à l’ultra-droite

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France: des militaires et retraités du ministère de la Défense soupçonnés de trafic d’armes

 

Dix personnes dont six militaires et retraités du ministère de la Défense, ont été arrêtés en début de semaine, notamment, en région parisienne et dans le sud de la France, dans le cadre du démantèlement d’un trafic d’armes en direction de réseaux d’ultra-droite, selon une information rapportée par la presse nationale. 

Les suspects ont tous été interpellés dès mardi et restent placés en garde à vue. 

C’est un vaste coup de filet auquel a procédé la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Paris, et qui a conduit au démantèlement d’un réseau présumé de trafic d’armes. 

Selon le journal Le Monde, plusieurs tonnes de munitions et d’armes ont été saisies au domicile de certains des suspects, et une cache d’armes a été découverte. 

Parmi les gardés à vue, figurent deux militaires en activité, et trois à la retraite, de même qu’un fonctionnaire du ministère de la Défense, et un ancien adjoint de sécurité de la police nationale, d’après les informations de la chaîne TF1. 

À noter également, qu’au moins une des personnes arrêtées est fichée S pour des activités liées à l’extrême-droite, tandis qu’un autre fait l’objet d’une attention particulière des services de renseignement pour les mêmes raisons. 

Les enquêteurs cherchent désormais à savoir si les armes découvertes étaient destinées à un passage à l’acte terroriste ou violent. 

Pour rappel, début janvier, le coordinateur général du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, Laurent Nuñez, s’inquiétait au cours d’une interview télévisée, de la montée en puissance des mouvances survivalistes et suprémaciste d’ultra-droite. 

Il indiquait qu’au moins cinq attentats de ce type avaient été déjoués par ses services depuis 2017. 

Selon lui, une « partie des membres s’organisent et s’entraînent clandestinement à se défendre face à une attaque islamiste ou à réagir à un attentat islamiste en ciblant des objectifs musulmans ».

Ce vendredi, la presse anglo-saxonne révèle par ailleurs qu’un français a transféré plus de 500 mille dollars en Bitcoins à des figures de l’extrême-droite américaine un mois avant l’attaque du Capitole. 

La structuration de ces groupuscules souvent complotistes, survivalistes ou xénophobe, inquiète au plus haut point.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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