France : Emmanuel Macron tente de redorer son image auprès des jeunes

S’agissant des récents événements dont la sauvage agression du producteur de musique Michel Zecler par des forces de l’ordre, Emmanuel Macron a redit sa « honte » et considère que rien « ne peut justifier » de tels faits.

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France : Emmanuel Macron tente de redorer son image auprès des jeunes

 

Le président français Emmanuel Macron a reconnu vendredi dans une longue interview au média en ligne Brut, l’existence de violences policières et affirmé vouloir lutter contre les contrôles au faciès. 

Le chef de l’Etat français tentait, à travers cet exercice, de s’adresser à une jeunesse réfractaire à sa ligne politique. 

Il a ainsi tenté de déminer une crise politique inédite qui trouve sa source dans de nombreux sujets comme les violences policières, à la question de la place des musulmans en France, ou encore la question des libertés fondamentales.

« Je peux vous dire qu’il y a des violences policières » a-t-il reconnu comme un pas en avant, avant de nier leur caractère systémique en affirmant qu’il ne faut pas « installer l’idée qu’il y a une violence consubstantielle à la police ».

S’agissant des récents événements dont la sauvage agression du producteur de musique Michel Zecler par des forces de l’ordre, Emmanuel Macron a redit sa « honte » et considère que rien « ne peut justifier » de tels faits.

Il est ensuite revenu sur une question qui fait partie des préoccupations de l’antiracisme français, à savoir, les contrôles au faciès. 

« Aujourd'hui, quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé (...) On est identifié comme un facteur de problème » a-t-il concédé. 

Pour lutter contre ces procédés qu’il qualifie d’« insoutenable », il indique vouloir lancer un « grand sondage » pour que les citoyens puissent faire état d’éventuels contrôles à caractère raciste qu’ils auraient pu subir. 

Le président entend également lancer une plateforme téléphonique pour recueillir les témoignages de victimes et permettre à des associations de prendre le relai en les orientant dans leurs démarches. 

Emmanuel Macron a par ailleurs été interrogé sur la loi « sécurité globale » qui provoque chaque semaine de gigantesques manifestations et de sévères critiques de la part notamment d’ONG de défense des droits humains.

Il souhaite que « ce texte poursuive sa vie démocratique ». 

« Les journalistes peuvent continuer à filmer les forces de l'ordre et diffuser les vidéos sur internet » a-t-il martelé alors même que la loi entend, à travers son article 24, restreindre la possibilité de diffuser des images des forces de l’ordre. 

De nouvelles manifestations sont d’ailleurs prévues partout en France ce samedi pour demander le retrait pur et simple du projet de loi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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