France/Violences policières : Darmanin auditionné par la commission des lois à l’Assemblée Nationale

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a été auditionné par les députés de la commission des lois, pour s’expliquer sur les récentes séquences de violences policières qui ont choqué l’opinion publique.

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France/Violences policières : Darmanin auditionné par la commission des lois à l’Assemblée Nationale

 

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a été auditionné par les députés de la commission des lois, pour s’expliquer sur les récentes séquences de violences policières qui ont choqué l’opinion publique. 

Après une semaine particulièrement difficile pour le locataire de Beauvau, ce dernier a évoqué quelques pistes qu’il envisage pour réformer la police. 

« On peut se poser la question de pourquoi il y a des femmes et des hommes qui, de manière totalement disproportionnée, et de manière inqualifiable, commettent des actes qui nous révulsent tous et qui nous font honte », a-t-il déclaré en faisant allusion à l’agression violente du producteur de musique Michel Zecler par des policiers. 

Il concède qu’il y a « sans doute des comportements individuels, comme il y en a dans tous les corps sociaux » et qu’il « faut les condamner » tout en s’interrogeant sur « des problèmes structurels qui ne datent pas d'hier ».

Gérald Darmanin pointe le « peu de formation » offert aux forces de l’ordre, et le « manque d’encadrement » des fonctionnaires sur le terrain, proposant pour y remédier, de « recréer un corps intermédiaire d'encadrement, plus nombreux, auprès des policiers, des policières, des gendarmes, sur le terrain ».

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs fait savoir que les « caméras-piétons seront généralisées au 1er juillet à la demande du président de la République pour toutes les brigades de police et de gendarmerie ».

Il affirme que « les caméras (...) protègent (...) les citoyens des accès tout à fait inacceptables de violence de la part des forces de l'ordre mais (...) protègent aussi les policiers qui bien souvent sont blessés, vilipendés, insultés, lorsqu'ils interviennent ».

S’agissant ensuite de la loi « sécurité globale », qui entend restreindre les possibilités de diffuser des images des forces de l’ordre, Darmanin assure que la « sécurité des policiers et la liberté de la presse ne sont pas opposées, mais complémentaires ».

Dans un contexte particulièrement crispé, le président Emmanuel Macron doit s’exprimer jeudi dans une interview avec le média en ligne Brut pour évoquer notamment les violences policières.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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