France : 4 policiers impliqués dans un passage à tabac à Paris, placés en garde à vue

Quatre policiers impliqués dans l’agression violente d’un producteur de musique à Paris, ont été placés en garde à vue dans les locaux de l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale), ont rapporté vendredi les médias locaux.

1535905
France : 4 policiers impliqués dans un passage à tabac à Paris, placés en garde à vue

Quatre policiers impliqués dans l’agression violente d’un producteur de musique à Paris, ont été placés en garde à vue dans les locaux de l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale), ont rapporté vendredi les médias locaux.

Ils sont accusés de « violences volontaires avec armes » et trois d’entre eux sont également entendus pour des violences « à caractère raciste », selon la chaîne d’informations en continu BFMTV.

L’exécutif est clairement mis sous pression depuis le début de la semaine avec la mise en cause de policiers dans plusieurs affaires de violences.

D’après la presse française, la vidéo montrant la violence avec laquelle Michel, le producteur tabassé, a été appréhendé, a suscité un vif émoi jusqu’au plus haut sommet de l’Etat et l’Elysée indique qu’Emmanuel Macron a été « très choqué » par les faits.

Le média en ligne Loopsider, qui a révélé l’affaire, a publié ce vendredi une nouvelle vidéo tournée par un voisin, et montre que la victime a été littéralement tabassée, y compris lorsqu’il était maîtrisé, au sol, et qu’il hurlait de douleur.

Les quatre policiers clairement incriminés, ont été suspendus pour une durée de quatre mois et le ministre de l’intérieur a d’ores et déjà fait savoir qu’il demanderait leur révocation si la justice confirme leur culpabilité.

La séquence vidéo, qui sert de preuve, dure plusieurs minutes et atteste de la violence inouïe avec laquelle Michel, a été frappé, et injurié en raison de la couleur de sa peau.

Il reçoit, selon Loopsider, « plus d’une vingtaine de coups de poing et plus d’une quinzaine de coups de matraque » sur le visage.

Il est ensuite étranglé et les trois policiers lui assènent des coups de genoux.

Aidé par des personnes présentes, Michel réussit à repousser ses agresseurs vers l’extérieur, mais les policiers utilisent une grenade de désencerclement pour rentrer dans les lieux pas effraction.

Michel est alors braqué avec des armes à feu, et sommé de sortir, avant d’être interpellé, là encore avec une violence inouïe, par plusieurs policiers venus en renfort de leurs collègues.

Le parquet de Paris demande à l’IGPN de faire en sorte que l’enquête avance le plus rapidement possible pour que les faits soient clairement établis.

Ces faits sont révélés trois jours après la violente chasse aux exilés survenue en plein Paris et qui avait ému la France entière lundi soir, après la diffusion d’images montrant la police se livrer à des violences sur des demandeurs d’asile et des journalistes.

À noter également que mardi, a été adoptée en premier lecture à l’Assemblée Nationale, le projet de loi « sécurité globale » qui entend restreindre la diffusion d’images de policiers.

 

 

 

AA



SUR LE MEME SUJET