France / Islamophobie : le ministre de l’Intérieur s'en prend à un lanceur d’alerte

Le fondateur de l’ONG "Barakacity" et lanceur d’alerte, Idriss Sihamedi, a saisi la Cour de justice de la République pour dénonciation calomnieuse.

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France / Islamophobie : le ministre de l’Intérieur s'en prend à un lanceur d’alerte

 

Le fondateur de l’ONG "Barakacity" et lanceur d’alerte, Idriss Sihamedi, fait l’objet de pressions politiques pour avoir exposé ses interrogations au sujet de deux figures médiatiques connues en France pour être très virulentes sur la question de l’islam.

Depuis quelques jours, Idriss Sihamedi, publie des questions portant sur la vie de la chroniqueuse Zohra Bitan et de la journaliste Zineb El Rhazoui et tendant à mettre en relief leur duplicité et les contradictions entre ce qu’elles prétendent être à l’écran et ce qu’elles sont dans leur vie privée.

Vendredi, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a pris publiquement position sur Twitter pour soutenir, Zineb El Rhazoui, affirmant qu’elle était la « cible de réseaux ultra violents qui menacent son intégrité et celle de sa famille », alors même qu’Idriss Sihamedi n’a proféré aucune menace à son encontre.

Dans la soirée du même jour, Gérald Darmanin a de nouveau pris pour cible le président de "Barakacity" en déclarant, toujours sur les réseaux sociaux, qu’il était « habitué à des propos ignobles, incitant à la haine et faisant l’apologie du terrorisme ».

Ce dernier a annoncé samedi matin saisir la Cour de justice de la République pour dénonciation calomnieuse, malgré la rapide suppression du tweet par le ministre.

Cette pression politique est née après qu’Idriss Sihamedi a demandé à l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo, s’il était vrai que son époux, domicilié dans les Émirats Arabes Unis, était bien spécialisé dans la finance islamique alors qu’elle écrivait récemment sur Twitter « mort à l’Islam ».

Samedi matin, le lanceur d’alerte a reçu un email émanant directement du réseau social Twitter lui indiquant que ses tweets avaient été signalés par les « forces de l’ordre ».

À ce stade, son compte n’est pas suspendu et un élan de solidarité lui a permis d’obtenir le soutien de nombreuses personnalités du monde militant et associatif qui demandent à ce que la liberté d’expression d’Idriss Sihamedi soit respectée et qu’il puisse jouir des mêmes droits que tous, sans avoir à subir de pressions.

AA



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