Borrell : "L’UE doit mettre fin à la tendance négative des relations avec la Turquie"

- "Nous ne pouvons ignorer nos intérêts communs avec la Turquie", a encore expliqué le Haut Représentant de l’Union Européenne (UE) pour la sécurité et la Politique étrangère

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Borrell : "L’UE doit mettre fin à la tendance négative des relations avec la Turquie"

 

Le Haut Représentant de l’Union Européenne (UE) pour la sécurité et la Politique étrangère, Josep Borrell, a déclaré que l’UE doit mettre fin à la tendance négative des relations avec la Turquie, et les relancer dans le bon sens.

Borrell a pris la parole, jeudi, lors de session "sécurité et stabilité en Méditerranée : le rôle néfaste de la Turquie", organisé par le Parti Populaire Européen (PPE) au Parlement Européen à Bruxelles.

Le responsable européen a d’abord rappelé ces récentes visites en Grèce, dans la partie grecque de Chypre, et tout dernièrement en Turquie.

"La stabilité et la sécurité en Méditerranée passent par un engagement collectif", a-t-il avancé.

Concernant les crises qui perdurent en Libye et en Syrie, Borrell a expliqué qu’elles ont des effets négatifs sur la sécurité de l’Europe, sous forme de migrations, de terrorisme et d’instabilités politiques.

 

- "Nous ne pouvons ignorer nos intérêts communs avec la Turquie" :

 

Josep Borrell a tenu à souligner que la Turquie aussi, en tant qu’acteur régional actif en Libye et en Syrie, est touchée par les développements dans ces deux pays.

Tout en relevant les différences d’opinion avec Ankara, notamment sur l’opération Source de Paix en Syrie, Borrell a déclaré : "Nous ne pouvons cependant pas ignorer nos intérêts communs avec la Turquie. La Turquie a agi de manière très généreuse et solidaire avec plus de 3,5 millions de réfugiés syriens se trouvant sur son territoire."

Selon Borrell, "effectivement la Turquie poursuit une politique agressive en Méditerranée orientale", "mais d’un autre côté, il est indispensable de travailler avec elle pour une solution politique en Syrie et en Libye."

Borrell a rappelé qu’Ankara est un allié important, un pays candidat à l’adhésion et l’UE, et membre de l’OTAN. "Pour cela, il faut mettre fin à la tendance négative des relations avec la Turquie, et les relancer dans le bon sens".

Le responsable européen a ajouté que la solution passe par un renforcement des discussions et du dialogue avec la Turquie, insistant sur les intérêts communs très nombreux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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