Des contrats pour 8 milliards d'euros au sommet Choose France

La troisième édition du sommet "Choose France", s'est ouverte lundi à Versailles (région parisienne) en présence du président français Emmanuel Macron. Plus de 200 entreprises et multinationales ont été conviées à cette occasion

Des contrats pour 8 milliards d'euros au sommet Choose France

 

La troisième édition du sommet "Choose France", s'est ouverte lundi à Versailles (région parisienne) en présence du président français Emmanuel Macron. Plus de 200 entreprises et multinationales ont été conviées à cette occasion.

Sur son site internet, le gouvernement annonce clairement son ambition, qui est de "promouvoir l’attractivité de la France" et d'"encourager les investissements étrangers au coeur" des territoires du pays.

L'exécutif rappelle d'ailleurs à ce propos que " la France conserve ainsi sa deuxième place de destination envisagée en matière d’investissements derrière l’Allemagne et devant le Royaume-Uni" et qu'elle "est citée par 38% des cadres dirigeants interrogés contre 44% en faveur de l’Allemagne et 30% en faveur du Royaume-Uni".

Il est également précisé sur le portail en ligne du gouvernement, que " dans un contexte international dominé par l'incertitude liée au Brexit et aux tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, l’attractivité de la France résiste et se maintient à un niveau élevé" avec " 87% des cadres dirigeants" qui "considèrent la France propice aux investissements (+13 points par rapport à 2016), et 82 % des entreprises étrangères installées en France" qui "tirent un bilan positif de leur investissement sur le territoire (+ 4 points en un an).

Et c'est précisément cette attractivité qu'Emmanuel Macron veut maintenir et promouvoir à travers cette troisième édition du sommet "Choose France" de Versailles.

A cet effet, des annonces particulièrement prometteuses pour l'économie et le secteur de l'emploi, ont été faites.

Le ministre de l'économie et des finances Bruno Le Maire, a affirmé lundi dans une publication sur ses réseaux sociaux, que l'évènement "est un succès", se félicitant que " 8 milliards d’euros d’investissements" ont été actés à cette occasion et qu'ils bénéficieront à "tous les Français, tous les territoires". Il estime par ailleurs que ces contrats illustrent le retour de la "puissance économique" de la France.

Et pour cause, le chef du gouvernement Edouard Philippe, a lui-même annoncé, via son compte Twitter, en marge du sommet, que "le groupe MSC construira ses 2 prochains navires propulsés au gaz naturel en France, ce qui représente 2 milliards d’investissement et 2400 emplois". Il a précisé l'enjeu de ce contrat en pointant du doigt le fait que Paris "ne signe pas tous les jours des contrats de cette importance pour l’économie française et l’avenir".

Sur le même registre, le géant Américain Coca Cola, a annoncé, par le biais d'une vidéo de son directeur James Quincey diffusée par l'Elysée mardi, un investissement d'un milliard d'euros sur cinq ans, dans l'hexagone. Le dirigeant rappelle que "presque 3 mille personnes (...) fabriquent le cola que la France consomme" et salue "l'énergie du président Macron et de tous ses ministres qui veulent continuer d'accueillir des entreprises internationales". Il espère pouvoir "continuer à faire des affaires avec le pays dans les prochaines années à venir".

Même son de cloche du côté du géant Netflix, spécialisé dans la distribution et l'exploitation d'oeuvres cinématographiques ou télévisuelles. Le PDG de l'entreprise, Reed Hastings, qui s'exprimait sur le même format que James Quincey, a expliqué que "Netflix choisit la France parce qu'il y a des créateurs talentueux ici, réalisant des films et des séries incroyables" qui peuvent être "partagées dans le monde entier". Il rappelle à ce titre qu'en 2019, Netflix a sélectionné "15 productions françaises" parmi lesquels le film "Banlieusards", du rappeur Kery James, qui a souhaité mettre l'accent sur la situation compliquée des habitants des quartiers populaires.

D'autres grands patrons comme Börje Ekholm, PDG d'Ericsson ou encore le constructeur automobile Toyota qui a annoncé investir 100 millions d'euros pour 400 emplois, se sont livrés au même exercice.

"Les bonnes nouvelles, elles n'arrivent pas toutes seules. Elles arrivent parce qu'on fait des réformes, (...) parce que notre pays se bouge, convainc les grands patrons du monde entier, fait des réformes sur le plan de la fiscalité, du travail, de l'organisation des territoires, pour attirer à nouveau des investissement" a déclaré le président Macron lors de son allocution depuis Versailles.

Il considère que "ces deux dernières années et demi, (...) un peu plus de 500 mille emplois" ont été créés "et depuis maintenant huit mois, on recrée des emplois dans l'industrie". Le chef de l'Etat affirme notamment que la France est "aujourd'hui le pays le plus attractif en terme d'investissements productif".

En guise de clôture de l’événement, le président français a reçu mardi à l’Elysée, 500 dirigeants d’ETI (entreprises de taille intermédiaire).

Il a annoncé au cours d’un discours, la création d’un label ETI, « pour en faire un vecteur de création d’emplois beaucoup plus fort ».

Il a appelé les participants à s’engager « sur des sujets essentiels à la cohésion nationale autour du modèle productif, du digital et de l’écologie », mettant l’accent sur trois axes qu’il juge majeurs: « travailler en France, produire en France, s’engager en France ».

Il est à noter qu'Emmanuel Macron a fait de la création d'entreprise, son principal cheval de bataille. Ce sommet à Versailles, lui a permis d'annoncer, ce qu'il considère être de "bonnes nouvelles" dans un contexte social particulièrement compliqué dans le pays.

En effet, malgré le dispositif de sécurité exceptionnel, un comité de manifestants l'attendait aux abords du château de Versailles, pour lui rappeler, son opposition formelle au projet de reforme des retraites qui suscitent des manifestations parfois violentes, depuis le 5 décembre dernier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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