France: Enquête ouverte après un tir lacrymogène sur la fenêtre d’un logement à Lyon

La jeune femme qui occupe le logement touché, a déposé plainte pour « violences volontaires et dégradations volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique »

France: Enquête ouverte après un tir lacrymogène sur la fenêtre d’un logement à Lyon

 

Une enquête a été ouverte, dimanche, après qu’un tir lacrymogène a touché des personnes qui filmaient, la veille, une manifestation contre la réforme des retraites à Lyon (centre-est dela France), ont rapporté les médias français.

La jeune femme qui occupe le logement touché, a déposé plainte pour « violences volontaires et dégradations volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique ».

Une enquête a été immédiatement ouverte par le parquet de Lyon, d’après France Info.

La vidéo des faits est devenue virale sur les réseaux sociaux et a été partagée plusieurs milliers de fois.

Samedi, les occupants d’un logement lyonnais situé sur le parcours de la manifestation contre la réforme des retraites ont reçu un tir lacrymogène alors qu’ils filmaient des tensions depuis leur fenêtre.

« Une altercation a commencé entre des manifestants et des policiers, on était juste en train de la filmer et on a reçu une sorte de grenade lacrymogène qui est entrée dans l'appartement », a expliqué l’étudiante à l’origine des images sur l’antenne de BFMTV.

Elle indique avoir récupéré le projectile avant « d’évacuer l'appartement parce qu'il était complètement enfumé de gaz lacrymogène et on avait les yeux qui pleuraient et la gorge qui brûlait ».

Face au tollé provoqué par la vidéo, la police nationale lyonnaise a été contrainte de répondre via son compte Twitter.

Les forces de l’ordre reconnaissent avoir fait usage de tirs lacrymogènes pour « disperser » des « manifestants hostiles, enfonçant un barrage policier et s'en prenant aux biens et aux personnes ».

Ils précisent par ailleurs que « si un tir a pu toucher accidentellement le balcon d'un immeuble, il n'y a eu aucune velléité de l'atteindre ».

Pour rappel, en décembre 2018, une octogénaire était décédée à Marseille en marge d’une manifestation des gilets jaunes, après avoir été touchée depuis sa fenêtre, par une grenade lacrymogène tirée par des policiers.

 

 

 

 

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