France : Adoption d'une proposition de résolution assimilant l'antisionisme à l'antisémitisme

Les députés français ont adopté, mardi, une proposition de résolution visant à approuver la définition de «l’antisémitisme utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste» qui englobe l’antisionisme, dans le droit français

France : Adoption d'une proposition de résolution assimilant l'antisionisme à l'antisémitisme

 

Les députés français ont adopté, mardi, une proposition de résolution visant à approuver la définition de «l’antisémitisme utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste» qui englobe l’antisionisme, dans le droit français.

Sur son site internet, l’institution annonce que 154 députés ont voté pour, 72 se sont prononcés contre, tandis que 43 se sont abstenus.

L’Assemblée nationale « estime que la définition opérationnelle utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste permet de désigner le plus précisément possible ce qu’est l’antisémitisme contemporain », écrit le président de l’Assemblée Richard Ferrand dans le compte rendu de la résolution.

L’alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste considère, sur son site électronique, que « l'antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’État d’Israël ».

L’Assemblée nationale établit cette nouvelle proposition de résolution comme étant « un instrument efficace de lutte contre l’antisémitisme dans sa forme moderne et renouvelée, en ce qu’elle englobe les manifestations de haine à l’égard de l’État d’Israël justifiées par la seule perception de ce dernier comme collectivité juive ».

La résolution, initiée par le député de la majorité Sylvain Maillard, est supposée viser « les nouvelles formes » d’antisémitisme.

Lundi, à la veille de ce vote controversé, 127 intellectuels juifs avaient publié dans le colonnes du journal Le Monde, une tribune appelant les députés à ne pas confondre antisémitisme et antisionisme.

Considérant ce texte comme « hautement problématique », les signataires de cet écrit avaient rappelé que « pour les nombreux juifs se considérant antisionistes, cet amalgame est profondément injurieux ».

« Pour les Palestiniens, le sionisme représente la dépossession, le déplacement, l'occupation et les inégalités structurelles. […] Ils s'opposent au sionisme non pas par haine des juifs, mais parce qu'ils vivent le sionisme comme un mouvement politique oppressif », pointait du doigt la tribune.

La proposition de résolution doit désormais être soumise et votée par le Sénat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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