Moscou : Macron "évalue positivement" l'accord de Sotchi sur la Syrie

"Les mesures spécifiées dans le mémorandum de Sotchi constituent une bonne base pour la stabilisation de la région de l'Euphrate et contribueront au règlement de la crise syrienne dans son ensemble"

Moscou : Macron "évalue positivement" l'accord de Sotchi sur la Syrie

Lors d'une conversation téléphonique avec son homologue russe, le président français a « évalué positivement » le récent accord turco-russe sur la Syrie, a annoncé samedi le Kremlin dans un communiqué.

Le président russe, Vladimir Poutine, a souligné lors de son entretien avec le président français Emmanuel Macron, que l'accord répondait aux intérêts de toutes les parties concernées, a déclaré le Kremlin.

"[...] les mesures spécifiées dans le mémorandum de Sotchi constituent une bonne base pour la stabilisation de la région de l'Euphrate et contribueront au règlement de la crise syrienne dans son ensemble", indique le communiqué.

Les deux présidents ont exprimé l'espoir que la première réunion du Comité constitutionnel syrien, qui se tiendra à Genève la semaine prochaine, sera essentiellement axée sur les résultats.

La Turquie a lancé l’opération Source de Paix, le 9 octobre. L’opération vise à éliminer les terroristes de l’est de l’Euphrate, au nord de la Syrie, afin de sécuriser les frontières turques, de contribuer au retour des réfugiés syriens en toute sécurité et de préserver l’intégrité territoriale de la Syrie.

Mardi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont tenu une réunion dans la ville balnéaire de Sotchi, en Russie.

Ankara et Moscou ont ainsi conclu un accord en vertu duquel les terroristes du YPG / PKK se retireront, dans un délai de 150 heures, à 30 km au sud de la frontière turque avec la Syrie. Les forces de sécurité turques et russes y effectueront également des patrouilles conjointes.

Au cours de ses plus de 30 ans de campagne terroriste contre la Turquie, le PKK - considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l’Union européenne – porte la responsabilité de la mort de 40 000 personnes, dont des femmes, des enfants et des nourrissons.

Le YPG est la branche syrienne du PKK.

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