France / "Gilets jaunes" : Édouard Philippe reconnaît "la souffrance", mais maintient le cap

Près de 300000 manifestants ont participé, samedi, à des blocages dans 2000 points routiers aux quatre coins de la France, selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur

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France / "Gilets jaunes" : Édouard Philippe reconnaît "la souffrance", mais maintient le cap

Le Premier ministre français, Édouard Philippe, a reconnu dimanche soir en direct à la télévision française, avoir «entendu de la colère, de la souffrance», mais affirmé que «le du cap sera maintenu», malgré la mobilisation des « gilets jaunes » protestant contre la hausse des prix du carburant. 

Près de 300000 manifestants ont participé, samedi, à des blocages dans 2000 points routiers aux quatre coins de la France, selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur. 

« En France, la liberté d’expression et la liberté de manifester sont garanties. Mais la France, ce n’est pas l’anarchie. On a vu des scènes qui relevaient de l’anarchie », a fustigé le chef du gouvernement. 

S’agissant de l’augmentation des prix à la pompe, Édouard Philippe a expliqué que «les prélèvements obligatoires baisseront. La taxe carbone sera maintenue. La trajectoire carbone que nous avons fixée, nous allons la tenir». 

Il a, par ailleurs, ajouté : «J’ai annoncé un plan de 500 millions d’euros pour accompagner les Français. Je retiens la nécessité d’accompagnement dans tous les domaines, taxe carbone et fiscalité. Nous devons réussir cette transition écologique», pour justifier le choix du gouvernement de maintenir la hausse des prix du carburant. 

Née sur les réseaux sociaux, la mobilisation populaire des « gilets jaunes » connaît un succès inédit. 

Depuis plusieurs jours, les révoltes s’organisent en réaction à la politique d’Emmanuel Macron et sa volonté de laisser les prix du carburant augmenter. 

Très rapidement, le mouvement a été rejoint par de nombreuses personnalités politiques issues de partis de droite comme de gauche à l’image de La France Insoumise (LFI) ou encore de Debout La France (DLF). 

Il y aurait eu, selon le ministère de l’Intérieur, 409 blessés dont 14 dans un état critique pour la seule journée de samedi. Une femme est également décédée en Savoie (est) après avoir été percutée par une automobiliste. 

«28 policiers, gendarmes, motards, pompiers ont également été blessés, certains de façon grave », a affirmé dimanche matin Christophe Castaner, ministre de l’intérieur, à l’occasion d’une intervention sur les ondes de la radio RTL. 

Les échauffourées ont également conduit à l’interpellation de 282 personnes, dont 157 ont été placés en garde à vue. 

Dimanche, des internautes appellent à une nouvelle mobilisation à Paris pour le samedi 24 novembre. L’événement compte déjà plus de 100000 inscrits sur le réseau social Facebook. 

 

 

 

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