Affaire Khashoggi/Macron : "Les actes que nous connaissons sont extrêmement graves et préoccupants"

A propos de la disparition de Jamal Khashoggi, Macron a évoqué des faits « extrêmement graves »

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Affaire Khashoggi/Macron : "Les actes que nous connaissons sont extrêmement graves et préoccupants"

 

Le président français Emmanuel Macron a déclaré jeudi lors d’un discours prononcé devant le Conseil européen à Bruxelles, que la France a décidé de surseoir à certaines «visites politiques en Arabie Saoudite », après la disparition du journaliste Jamal Khashoggi. 

Le Conseil européen s’est tenu jeudi à Bruxelles avec les 27 pays membres de l’Union Européenne et visait à débattre du Brexit et de la politique migratoire sur le continent. 

Le discours d’Emmanuel Macron s’est achevé par une séquence de questions/réponses durant laquelle il a été interrogé sur le récent scandale de la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. 

« Les actes que nous connaissons sont extrêmement graves et préoccupants, nous attendons que la lumière soit faite et nous avons décidé de surseoir à certaines visites politiques en Arabie saoudite », a expliqué le chef de l’État. 

Il a par ailleurs indiqué avoir « pris cette décision de manière coordonnée entre européens », affirmant que « c’est ce qui s’imposait à court terme, compte tenu de la gravité des fautes et de l’absence de clarification » des autorités saoudiennes. 

Pour rappel, le 2 octobre, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi disparaissait mystérieusement après être entré dans l’enceinte du consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul. 

L’Elysée a, par ailleurs, affirmé jeudi dans un communiqué que le président Macron « parlera prochainement au Roi Salmane ». 

S’agissant de politique générale, Emmanuel Macron a fait savoir que l’Europe souhaitait « finaliser dans les prochaines semaines un accord de retrait » concernant le Brexit. 

A propos de la question migratoire il a fait savoir que les pays membres de l’UE ont décidé du « renforcement de l’agence européenne de protection des frontières dont les objectifs seront augmentés ». 

Emmanuel Macron a, par ailleurs, évoqué un consensus sur « l’accélération des procédures de reconduite aux frontières des migrants qui ne remplissent pas les conditions du droit d’asile en Europe ». 

Le Conseil européen s’est achevé à Bruxelles en milieu d’après-midi jeudi, laissant place à l’ouverture, dans la capitale belge, du sommet Europe-Asie qui se tient jeudi soir et vendredi.

 

 

 

 

 

 

 

 

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