Le président français Macron accuse la Pologne de "se mettre en marge" de l'UE

La PM polonaise avait affirmé jeudi que Varsovie refuserait "jusqu'au bout" une réforme de la directive sur le travail détaché, "dans l'intérêt des travailleurs polonais"

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Le président français Macron accuse la Pologne de "se mettre en marge" de l'UE

Le président français Emmanuel Macron en déplacement à Varna en Bulgarie, a très vivement critiqué Varsovie, vendredi, en condamnant son refus de durcir la directive sur le travail détaché.

Dans le cadre de sa mini-tournée en Europe de l'Est entamé mercredi, et alors que le durcissement de la directive européenne de 1996 sur les travailleurs détachés est au cœur des préoccupations françaises, le président français s'est rendu pour le dernier jour de sa tournée, vendredi, en Bulgarie pour s'y entretenir avec son président Roumen Radev.

S'exprimant à l'occasion d'une conférence de presse sanctionnant sa rencontre, le chef d'Etat français a qualifié de "nouvelle erreur" le comportement du gouvernement polonais qui se met "en marge" de l'Europe sur "de nombreux sujets".

Jeudi, la première ministre polonaise avait fait part de son refus catégorique concernant le durcissement de l'acte européen. 

"Nous défendrons jusqu'au bout notre position, parce que c'est une position qui est dans l'intérêt des travailleurs polonais", avait déclaré Beata Szydlo à la presse, hostile à une révision de la directive sur les travailleurs détachés.

"Les déclarations de la première ministre polonaise, ne font lever en moi aucune inquiétude quant à l'ambition européenne ou au projet que nous devons proposer, au contraire" a déclaré Emmanuel Macron dans son discours relayé via son compte twitter officiel. 

"La Pologne n'est en rien ce qui définit le cap de l'Europe" a martelé Macron, tout en ajoutant que "le peuple polonais mérite mieux que cela".

Il dénonce une Pologne qui "enfreint" "les libertés publiques" construites par l'Europe et qui "a décidé de s'isoler" juge-t-il encore.

La directive européenne sur les travailleurs détachés en date de l'année 1996, permet à une entreprise de l'UE d'envoyer à titre provisoire dans d'autres pays de l'Union ses salariés en continuant à payer les cotisations sociales dans le pays d'origine.

Pour Emmanuel Macron, les abus d'utilisation de cette directive constitue principalement une concurrence déloyale pour le marché du travail français.

 

 

 

 

 

 

 

 

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