Elle était pourtant "d'extrême-droite" mais tombe amoureuse d'un migrant iranien qu'elle aide

Passeuse amoureuse en France: le parquet fait appel

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Elle était pourtant "d'extrême-droite" mais tombe amoureuse d'un migrant iranien qu'elle aide

La justice française va faire appel d'un jugement ayant dispensé de peine Béatrice Huret, une quadragénaire qui, par amour, avait aidé un migrant iranien à gagner la Grande-Bretagne. 

La décision du parquet de Boulogne-sur-mer (nord) a été annoncée à l'AFP par l'avocate de la prévenue, Marie-Hélène Calonne.

Veuve depuis 2010 d'un policier, âgée de 44 ans, Béatrice Huret, ex-sympathisante du parti d'extrême droite Front national, avait aidé un migrant iranien, Mokhtar, dont elle était tombée amoureuse, pour qu'il embarque, le 11 juin 2016, sur un petit bateau de plaisance. 

Mokhtar a pu ainsi rejoindre la Grande-Bretagne, après avoir été pris en charge par les services de secours britanniques à proximité des côtes anglaises, alors que l'embarcation était en difficulté.

Béatrice Huret et un autre des quatre prévenus jugés mardi à Boulogne-sur-mer, Laurent C., également reconnu coupable mais dispensé de peine, avaient fait valoir à l'audience qu'ils n'étaient pas des passeurs et n'avaient retiré aucun profit financier de leur intervention.

Le parquet a confirmé sa décision à l'AFP et précisé que son appel concernait "les quatre prévenus" jugés la veille pour "aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d'un étranger en France en bande organisée" et "mise en danger de la vie d'autrui".

Dans ce dossier, un Iranien a lui été condamné à trois ans de prison dont 16 mois avec sursis, les magistrats considérant ainsi qu'il était bel et bien un passeur. Sa compagne, une habitante de Calais (nord), qui a effectué quatre passages de migrants en voiture, mère de quatre enfants, a elle été condamnée à six mois d'emprisonnement avec sursis. AFP



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