France: Nouvelle mise en examen dans l’affaire des emplois fictifs du FN

Charles Hourcade, assistant parlementaire de l’eurodéputée française Marie-Christine Boutonnet, a été mis en examen pour « recel de confiance » dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs qui vise le Front National

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France: Nouvelle mise en examen dans l’affaire des emplois fictifs du FN

Charles Hourcade, assistant parlementaire de l’eurodéputée française Marie-Christine Boutonnet, a été mis en examen pour « recel de confiance » dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs qui vise le Front National, formation présidée par Marine Le Pen, candidate à la Présidentielle d'avril prochain, rapportent, vendredi, des médias français.

D’après le quotidien français, "Le Parisien", l'objet des soupçons consiste en une somme de « 37000 euros brut correspondant à six mois de salaire » qu’aurait illégalement touchée Charles Hourcade entre 2014 et 2015. Ce dernier, était recensé « un temps comme graphiste au FN à Nanterre» (Ile de France), précise le journal. 

C’est la deuxième mise en examen dans ce dossier, après celle de Catherine Griset, chef de cabinet de Marine Le Pen. Cette proche de la candidate frontiste à l’élection présidentielle du 23 avril était salariée comme assistante parlementaire par le Parlement Européen entre 2010 et 2016. Or, la justice la soupçonne de n’avoir jamais occupé ses fonctions au Parlement et d’avoir travaillé pour le compte du parti.

Une instruction judiciaire a été ouverte le 15 décembre pour "abus de confiance, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé" . Il s’agit pour les juges de déterminer si le Front National a utilisé des fonds européens pour rémunérer des employés qui travaillaient en France, en leur faisant signer des contrats d’assistants parlementaires, sans avoir occupé cette fonction au Parlement Européen.

Gaël Nofri, ex-conseiller de Marine Le Pen, est lui aussi mis en cause dans cette affaire d’emplois fictifs. Il se serait vu proposer un contrat d’assistant parlementaire auprès de Jean-Marie Le Pen en 2012, mais il a affirmé au site d'information local "Médiapart n’avoir « jamais été l’assistant de Jean-Marie Le Pen », ancien patron du parti de l'extrême droite et père de Marine Le Pen.

Des mails publiés par le média en ligne jeudi ont aussi fait état d’échanges entre Gaël Nofri et l’état-major du FN, où il parlait de « montage douteux », laissant entendre que Marine Le Pen était informée de la situation.

Marine Le Pen, qui était attendue ce vendredi devant les juges d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen dans cette affaire, a refusé de répondre à sa convocation. Elle a affirmé qu’elle le ferait après les Législatives, soit après la Présidentielle. 

 

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