France: Un journaliste passé à tabac par les gardes du corps de Marine Le Pen

Une question sur l'implication de Marine Le Pen dans l'affaire des emplois fictifs

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France: Un journaliste passé à tabac par les gardes du corps de Marine Le Pen

Un journaliste français de l'émission "Quotidien" a été tabassé par les gardes du corps de Marine Le Pen, dirigeante du Front national (FN), pour avoir posé une question sur l'implication de cette dernière dans l'affaire des emplois fictifs.

Le correspondant Paul Larrouturou a été repoussé par les gardes du corps au Salon des Entrepreneurs, mercredi après-midi, aussitôt après avoir posé une question à Marine Le Pen si elle a embauché son garde du corps Thierry Légier comme attaché parlementaire au Parlement européen.

Le journaliste a été expulsé des lieux alors qu'il faisait valoir son métier et montrait notamment son badge d'accréditation délivré par le Salon. Malgré des signes de protestations et des demandes d'excuses, les deux gardes du corps ont continué à tabasser Larrouturou arguant qu'il a "agressé" des forces de l'ordre.

Le vice-président du Front national Florian Philippot est intervenu sur Twitter, soutenant que le journaliste a été expulsé non pas par le service d'ordre de Marine Le Pen mais par celui du Salon. Le service de presse du Salon a par la suite affirmé au Monde que les gardes du corps ont "reçu un ordre d'un service de police" et que l'épisode est "regrettable".

L'affaire des emplois fictifs en question concerne non seulement Thierry Légier mais aussi Catherine Griset, ancienne belle-sœur de Marine Le Pen. Ces deux ont été rémunérés par le Parlement européen au titre d'attachés parlementaires de Marine Le Pen, pour une somme totale de 296 497,87 euros.

Le Parlement européen avait exigé que la dirigeante frontiste rembourse cette somme avant le 1er février, ce qu'a refusé l'intéressé en question. "Je me battrai, je suis convaincue que je gagnerai contre le Parlement européen. Il a agi en violation de toutes les règles de l'Etat de droit et du droit français", s'est-elle défendue dans une conférence de presse.

En guise de sanction, le Parlement retirera tous les mois la moitié du salaire de l'eurodéputée et ne remboursera plus ses frais de séjour et de secrétariat.AA



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