Les négociations de Genève de trois jours entre Mustafa Akinci et Nikos Anastasiadis

La position de la RTCN et de la République de Turquie est la même à ce sujet, c’est-à-dire que la Turquie préservera son statut de garant et que les soldats turcs resteront sur l’île. C’est la demande indispensable du peuple chypriote turc.

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Les négociations de Genève de trois jours entre Mustafa Akinci et Nikos Anastasiadis

Les négociations de Genève de trois jours entre le président de la République turque de Chypre du nord Mustafa Akinci et le leader de la section chypriote grecque Nikos Anastasiadis et ayant pour objectif d’apporter une solution à la question chypriote ont pris fin suite à une Conférence internationale. Les négociations reprendront le 18 janvier entre les technocrates.

Si un résultat est obtenu suite à la rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays garants, les Premiers ministres y seront invités.

 “Est-ce que le sommet donnera un résultat concret ?” était la question qui occupait l’actualité lors des négociations de Genève.

C’est le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres qui y a donné la réponse la plus juste pendant une conférence de presse à Genève: “Nous sommes sur le point de trouver une solution fédérale qui prévoit deux communautés et deux zones”.

La plus grande particularité des pourparlers qui durent depuis environ vingt mois entre les dirigeants des deux parties chypriotes, est le maintien d’attentes optimistes en gardant la porte entrouverte, même après les débats les plus controversés entre les parties.   

La situation n’était pas très différente à Genève. L’attente de rentrer de Genève en ayant trouvé une solution n’est pas vraiment réaliste. Les spécialistes qui suivent la question chypriote depuis des années, savaient qu’une solution concrète ne serait pas trouvée, sachant que la préservation des relations demeure très importante.

A la fin des négociations qui ont duré trois jours, nous pouvons faire l’évaluation suivante, le duo Akinci-Anastasiadis a de nouveau réussi à préserver une atmosphère optimiste.

Même si certains milieux estiment que la conférence de Genève a pris fin sans qu’un résultat concret n’ait été obtenu, il ne faut pas oublier que c’est la première fois que les deux parties ont présenté leur propre carte concernant le territoire, et que ces cartes seront conservées dans une caisse spéciale par les Nations unies afin d’être traitées le temps venu.

Il est également important de noter que le chapitre « Sécurité et Garanties », un des six chapitres fondamentaux des pourparlers de Chypre, a été discuté pour la première fois lors de la Conférence de Genève.

Le chapitre « Sécurité et Garanties » est un chapitre essentiel. D’ailleurs, la partie turque souligne qu’il est impossible de renoncer au titre de garant pour la sécurité de Chypre et pour que les évènements malheureux vécus sur l’île ne se reproduisent pas, tandis que la partie grecque mène une diplomatie intense pour le retrait des soldats turcs de l’île alors que ces derniers avaient assuré la sérénité ici après l’Opération pour la paix menée en 1974. 

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu avait tenu les propos suivants en réponse à une question sur le sujet : « La position de la RTCN et de la République de Turquie est la même à ce sujet, c’est-à-dire que la Turquie préservera son statut de garant et que les soldats turcs resteront sur l’île. C’est la demande indispensable du peuple chypriote turc. C’est un sujet sensible et vital pour eux. De ce fait, notre position à ce sujet est claire et nette. »

“Nous sommes très proche d’un Etat fédéral bicommunautaire. Ce sera une solution qui devrait être votée par les peuples lors d’un referendum. Cela n’est pas une chose facile. Il ne faut pas attendre une solution très rapidement. La Conférence durera autant qu’il le faut. Nous sommes au point de départ” a déclaré le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres. Lorsque nous écoutons les déclarations d’Antonio Guterres nous comprenons que les efforts dépensés pour une solution juste et durable, continueront jusqu’à ce qu’un résultat soit obtenu.

Le ministre turc des Affaires étrangères, M. Cavusoglu a personnellement annoncé que la conférence sur Chypre s’est déroulée à Genève au niveau des chefs de diplomatie des pays garants et qu’elle allait de nouveau se tenir au même niveau. Après l’évaluation positive du ministre des Affaires concernant le processus qui débutera le 18 janvier, peut être que cette fois-ci, les chefs de gouvernement seront invités en Suisse en vue de signer un accord pour une solution à la question chypriote.

 



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