La presse occidentale n'a pas été objective dans la couverture du putsch manqué

Publications de la presse internationale contre « le leader démocratiquement élu de Turquie »

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La presse occidentale n'a pas été objective dans la couverture du putsch manqué

Le président-adjoint du Conseil d’Administration de l’Agence Anadolu (AA), le Prof. Saban Kizildag, a regretté le fait que la presse internationale n’ait pas su suffisamment diffuser de manière "objective" des informations sur la tentative de coup d’Etat du 15 juillet.

Le Professeur Kizildag s’exprimait, mercredi, lors du 5ème Congrès Mondial des Agences de Presse (NAWCS), réuni dans la capitale de l’Azerbaïdjan, Bakou.

Le président-adjoint de l’AA a d’abord estimé que, malgré les injustices, les guerres, la pauvreté et la violence, le monde change et l’Humanité va de l’avant.

« Notre devoir est de permettre aux milliards de personnes dans le monde qui veulent vivre librement dans la paix, d’accéder à une information juste et sûre. Plus que jamais dans l’histoire, nous avons besoin de médias libres qui ne reculent pas devant les violations de l’honneur des hommes et des droits de l’Homme », a-t-il déclaré.

« A chaque fois que nous enclenchons nos appareils photos et à chaque ligne que nous rédigeons au sein de l’AA, nous portons la volonté de défendre la paix mondiale de la même manière que nous voulons défendre notre démocratie », a-t-il expliqué ; rappelant que l’Anadolu a inauguré en 2015 ses bureaux de Skopje en Macédoine et de Téhéran en Iran, renforçant ainsi le travail de l’AA qui diffuse des dépêches dans 11 langues différentes.

Après s’être exprimé sur le travail de l’AA et ses principes, Saban Kizildag est revenu sur la tentative de coup d‘Etat commise par l'organisation terroriste FETO le 15 juillet dernier.

Il a critiqué les publications de la presse internationale contre « le leader démocratiquement élu de Turquie », cible de nombreuses attaques le qualifiant d’autoritaire, « alors qu’il a été visé le 15 juillet par des soldats putschistes qui voulaient probablement le tuer ».

« Malheureusement, la presse mondiale n’a pas su objectivement informer sur cette tentative sanglante de coup d’Etat. De la même manière, la presse mondiale n’a pas dénoncé la destitution illégale par un coup d’Etat du président élu égyptien Morsi, comme dans de nombreux autres cas à travers le monde où elle n’a pas su se positionner en faveur de la démocratie et des libertés », a-t-il encore dénoncé.

« Ceci est une approche mondiale qui n’est pas objective. Elle sabote la foi de la majorité des citoyens du monde en la démocratie et en les libertés, et elle menace l’intégration des diversités et des différentes cultures», a-t-il ajouté.

Kizildag a également pointé du doigt le manque de réactions des médias internationaux face aux évènements en Egypte, en Palestine et à Gaza, ou encore en Syrie, leur reprochant un "manque évident d’impartialité".

« Les leaders mondiaux qui se sont affichés main dans la main après l’attaque contre Charlie Hebdo, n’ont pas su faire la même chose après les attentats d’Ankara et d’Istanbul », a-t-il encore dit.

« Aujourd’hui, les citoyens du monde ont la possibilité d’avoir rapidement accès aux informations sur tout ce qui se passe partout sur la planète. Ceci oblige les médias à préserver des critères objectifs et à éviter toute manipulation de la vérité. Demain, les citoyens créeront et publieront eux-mêmes leurs propres informations, sans avoir besoin des médias classiques. C’est notre principal enjeu pour l’avenir », a-t-il estimé.

Pour finir, Saban Kizildag s’est exprimé sur l'action et la mission de l’Agence Anadolu.

«Nous publions des dépêches et des supports audiovisuels dans des zones géographiques très difficiles. Nous avons des bureaux implantés dans 35 pays et des représentants dans 86 pays. Nos employés sont de 74 nationalités différentes et nous avons des abonnés dans 45 pays. Le monde a encore beaucoup de nouvelles à partager avec la Turquie, et la Turquie en a beaucoup aussi à partager avec le monde. Le monde est plus grand que 5 (référence aux 5 pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU) », a-t-il conclu.AA



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