France: Plus de mille interpellations en marge des manifestations contre la loi Travail

Les manifestants interpellés par la police dans le cadre du débordement des manifestations contre la loi Travail sont des "casseurs" qui "ont la haine de l'Etat", soutient le ministre français de l'Intérieur.

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France: Plus de mille interpellations en marge des manifestations contre la loi Travail

La police française a interpellé plus de 1000 manifestants depuis les premières manifestations contre le projet de loi visant à réformer le code du Travail, a annoncé vendredi le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

S'exprimant à la presse depuis Saint-Etienne, le ministre a fait savoir que les forces de l'ordre "ont procédé, depuis plusieurs semaines, à plus de mille interpellations", suite au débordement des manifestations dans plusieurs villes de France, durant lesquelles la police est intervenue avec du gaz lacrymogène.

"Ceux qui ont fait l'objet de ces interpellations et qui ont cassé passeront devant la justice et seront punis", a encore affirmé le ministre français que la justice fera preuve d'"une grande fermeté".

Cazeneuve a également qualifié ces manifestants interpellés par la police de "casseurs" qui "ont la haine de l'Etat" et qui "cherchent à s'en prendre aux forces de l'ordre pour les atteindre".

La police avait interpellé jeudi 82 individus dans toute la France jeudi en marge de la nouvelle vague de mobilisation contre la loi Travail dans toute la France. Dans son bilan du 12 mai, le ministère de l'Intérieur avait annoncé avoir constaté "des heurts, parfois très violents", entre la police et les manifestants, évoquant la dégradation de la gare SNCF à Nantes et de plusieurs commerces à Lille.

Le gouvernement français avait annoncé au courant de la semaine qu'il allait recourir à l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi baptisé "loi El Khomri", portant le nom de la ministre du Travail Myriam El Khomri.

Contestant la réforme du gouvernement et le recours à l'article 49-3, l'opposition et une partie du Parti socialiste (PS) ont essayé de "renverser" le gouvernement avec une motion de censure. La motion déposée par la droite a été approuvée par 246 députés alors qu'elle devait obtenir la majorité absolue soit 288 voix. La tentative de motion de censure des "frondeurs" du PS avait également échoué, faute de 2 signatures, ayant le soutien de 56 députés sur les 58 nécessaires.

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