France: vives critiques contre les marques occidentales proposant des vêtements islamiques

Une ministre française fait un parallèle entre les femmes qui choisissent de porter des vêtements islamiques et les "nègres" qui étaient favorables à l'esclavage

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France: vives critiques contre les marques occidentales proposant des vêtements islamiques

Une ministre française et Pierre Bergé, cofondateur de la maison de couture Yves Saint Laurent, ont fustigé mercredi les marques développant les vêtements islamiques pour les femmes en Europe, les accusant de promouvoir un mode de vie contraire à la liberté.

Au pays de la mode, où les maisons de couture célébrant le "chic français" contribuent depuis toujours au rayonnement à l'étranger, l'apparition de collections incluant le "burkini" (maillot de bain intégral) ou le hijab a fait bondir la ministre des Droits des femmes et l'ancien compagnon du créateur Yves Saint Laurent.

"Lorsque des marques investissent ce marché (...) parce qu'il est lucratif, un marché pour les pays d'Europe, pas un marché pour les pays du Golfe (...), elles se mettent en retrait de leur responsabilité sociale", a dénoncé la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, sur la radio RMC.

Ces marques sont "irresponsables" et font "d'un certain point de vue la promotion de l'enfermement du corps des femmes", a-t-elle tancé, affirmant que ces tenues s'accompagnent d'une raréfaction des femmes dans les rues ou les cafés de certains quartiers.

Ces propos interviennent alors que la France s'interroge sur le développement du communautarisme musulman dans les quartiers populaires.

Alors que le journaliste lui faisait remarquer que des femmes choisissent de porter ces vêtements, la ministre a répondu: "Mais bien sûr. Il y a des femmes qui choisissent, il y avait des nègres afr..., des nègres américains qui étaient pour l'esclavage".

Mme Rossignol a plus tard concédé une "faute de langage" sur l'emploi du mot "nègre" mais sa déclaration a suscité l'ire de l'Observatoire contre l'islamophobie, qui a dénoncé des propos "stigmatisants".AFP



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