Deuxième baisse consécutive du cours du pétrole en raison de la hausse du dollar

Les cours du pétrole brut ont poursuivi leur dégringolade pour la seconde journée consécutive

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Deuxième baisse consécutive du cours du pétrole en raison de la hausse du dollar

 

Les cours du pétrole brut ont poursuivi leur dégringolade pour la seconde journée consécutive, dans les échanges de ce vendredi, après une hausse ininterrompue durant cinq séances. Les cours ont été affectés par la forte hausse du dollar, à la suite des allusions émanant de la Réserve fédérale américaine concernant une hausse des taux d'intérêt plus tôt que prévu.

À 07 h 45 GMT, les contrats à terme sur le brut Brent, pour une livraison en août, ont chuté de 0,53 %, soit 39 cents, à 72,69 dollars le baril.

De leur côté, les contrats à terme sur brut US West Texas Intermediate, pour une livraison en juillet, ont chuté de 0,36 %, soit 26 cents, à 70,78 dollars le baril.

Les cours des deux contrats de références sur le brut ont perdu, dans la journée du jeudi, 1,8 % pour le mélange Brent et 1,5 % pour le brut américain (WTI), dégringolant ainsi, en-deçà du pic le plus haut depuis près de 3 ans.

Les prix du pétrole brut s'apprêtent, ce vendredi, à enregistrer leur première perte hebdomadaire depuis quatre semaines.

Le moral des commerçants de brut était en berne en raison de la hausse du dollar, à la suite des déclarations de la Réserve fédérale américaine dans la journée du mercredi que la plus grande économie mondiale était en forte reprise des répercussions de la pandémie de coronavirus, et que la hausse de l'inflation allait dépasser son objectif fixé à 2 %.

La Fed a évoqué la possibilité d’augmenter les taux d'intérêt au cours de l’année 2023 au lieu des délais prévus initialement en 2024, et ce, en plus de la réduction son programme d'achat massif de bons au Trésor et d'obligations d'entreprises garanties par des hypothèques.

Depuis que la pandémie de coronavirus a frappé les États-Unis en mars 2020, la Réserve fédérale a adopté un taux d'intérêt compris dans une fourchette de 0 à 0,25 %, le taux le plus bas de l'histoire.

Depuis cette date, la Réserve fédérale a mis en place un programme visant à injecter d'énormes liquidités sur les marchés à une moyenne de 120 milliards de dollars par mois, en achetant des bons du Trésor et des obligations d'entreprises privées.

Les allusions de la Réserve fédérale concernant une modification de cette politique flexible a fait grimper le cours de la devise américaine.

Depuis la déclaration de la Réserve fédérale, mercredi dernier, le billet vert a gagné environ 1,8 % contre l'euro, et environ 2 % contre le dollar australien et le franc suisse.

Au cours des deux derniers jours, l'indice du dollar, qui mesure la performance de la devise américaine par rapport à un ensemble de six principales devises concurrentes, a évolué dans une fourchette supérieure à sa moyenne quotidienne au cours des six derniers mois.

L'indice du dollar se dirige vers une augmentation hebdomadaire de plus de 1,5 %, ce qui est le plus grand gain hebdomadaire réalisé depuis septembre dernier.

La hausse du dollar réduit l'appétit des investisseurs pour le commerce du pétrole, car un dollar fort engage un coût élevé d'acquisition des contrats de brut, libellés en pétrodollar, pour les détenteurs d'autres devises.

Cependant, l'augmentation permanente de la demande sur le brut dans les marchés mondiaux avec le déclin de la pandémie de coronavirus et l'assouplissement des mesures restrictions sur les activités économiques, en particulier les voyages, ont réduit les pertes des marchés du brut.

La baisse du moral des négociants en pétrole, résultant de l'annonce de la Réserve fédérale et de la hausse du dollar, a été endiguée par les prévisions de report des pourparlers autour du programme nucléaire iranien à une date ultérieure aux élections de la République islamique, et la formation du nouveau gouvernement iranien.

Ceci signifie, par conséquent, le reporter de la levée des sanctions américaines qui permettraient le retour rapide des approvisionnements iraniens sur le marché, à un moment où la demande ne cesse d’augmenter.

 

 

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