Nouvelles divergences entre Russes et Saoudiens sur la réduction de la production du pétrole

Contrairement à la Russie, l'Arabie saoudite estime qu'il ne faut pas relâcher la tendance dans la réduction de la production pétrolière.

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Nouvelles divergences entre Russes et Saoudiens sur la réduction de la production du pétrole

L'agence Bloomberg a déclaré ce dimanche qu'il existe des divergences entre l'Arabie saoudite et la Russie, qui administrent l'accord des futures réductions de production pétrolières décidées par l'alliance « OPEP + ».

Selon l'agence Bloomberg, l'Arabie saoudite a estimé qu'il est nécessaire de ne pas relâcher la tendance dans la réduction de la production, et ce, malgré l'amélioration des cours du pétrole qui sont revenus aux niveaux d'avant la pandémie. Pour sa part, la Russie préfère une augmentation progressive de l'offre de pétrole.

L'alliance « OPEP + » tiendra sa prochaine réunion le 4 mars, pour discuter des réductions de production effectives ce mois-ci, et pour prendre une décision sur l'ampleur de la réduction de production pour les prochains mois, qui est actuellement fixée à 7,2 millions de barils par jour.

L'Arabie saoudite a volontairement baissé sa production d'un million de barils par jour depuis le début du mois de février et qui devrait durer jusqu'au 31 mars.

À la clôture des négociations la semaine dernière, les contrats de brut Brent se sont fixés à un seuil de 62,72 dollars le baril, ce qui représente son niveau le plus haut depuis décembre 2019.

D'après Bloomberg : « Riyad exhorte ostensiblement les membres de l'alliance à faire preuve d'une « extrême prudence », malgré la hausse des prix.

Entre-temps, les délégués ont fait savoir que le Royaume avait indiqué, lors de séances privées, qu'il préférerait que l'alliance maintienne la stabilité générale de la production, alors que Moscou a fait part de sa volonté d'augmenter l'approvisionnement en pétrole.

Les Saoudiens disposent actuellement d'une nouvelle monnaie d'échange, représentée dans la réduction volontaire qu'ils ont entamée au début de février, « mais certains observateurs voient les prémices d'un changement dans la décision de l'Arabie saoudite sur la réduction volontaire, avec le début des négociations le mois prochain », selon l'agence Bloomberg.

La réduction de la production est un sacrifice économique pour de nombreux pays producteurs, comme l'Irak et le Nigeria, qui engendre le recul des exportations et des revenus en berne, et ce, malgré l'impact positif de la réduction de production sur le cours du baril.

Le 14 février, le vice-Premier ministre russe Alexander Novak a déclaré que « le marché est équilibré », faisant référence à la nécessité de commencer à augmenter la production en commençant par la levée de la réduction actuelle.

Reconnaissant que sa position pourrait ne pas susciter l'accord de tous, le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdelaziz bin Salman, a mis en garde ses collègues des pays producteurs contre l'inversion de la tendance actuelle, en disant : « La partie se joue toujours et il est trop tôt pour crier victoire contre le virus ».

En avril 2020, les pays de l'alliance ont accepté une réduction historique de la production pétrolière à 9,7 millions de barils par jour à partir de début mai 2020. La production a été alors réduite à 7,7 millions de barils depuis le début du mois d'août jusqu'à la fin de l'année.

Le mois dernier, la production a de nouveau été réduite à 7,2 millions de barils par jour, et cette baisse devrait se poursuivre jusqu'en avril 2022.

AA



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