La France et l’Afrique de l’Ouest actent la fin du Franc CFA

« Je vois votre jeunesse qui nous reproche de continuer une politique monétaire qui rappelle l’époque coloniale » a reconnu Emmanuel Macron durant son allocution.

La France et l’Afrique de l’Ouest actent la fin du Franc CFA

Un accord actant de la fin du Franc CFA au profit d’une nouvelle monnaie nommée l’Eco, a été signé samedi soir entre la France et l’UEMAO (Union Économique Monétaire Ouest Africaine) depuis Abidjan.

L’accord a été annoncé conjointement par le président français Emmanuel Macron et son homologue ivoirien Alassane Ouattara, au cours d’une conférence de presse.

La fin du Franc CFA a donc été actée ce samedi 20 décembre entre le ministre de l’économie français Bruno Le Maire et le ministre de l’économie Béninois en charge des finances de l’UEMAO.

« Je vois votre jeunesse qui nous reproche de continuer une politique monétaire qui rappelle l’époque coloniale » a reconnu Emmanuel Macron durant son allocution.

Il estime que le Franc CFA, symbolisait « un des derniers vestiges de la françafrique » et a souhaité que soit écoutée « la jeunesse qui ne s’y trompe pas ».

« Nous avons ensemble décidé de mettre fin à la centralisation obligatoire des réserves de change en France » a-t-il détaillé, précisant vouloir engager « un dialogue sur de nouvelle base ».

« La France ne siégera plus » dans aucune instance décisionnelle du système bancaire africain.

Le président français a toutefois expliqué que cet accord voulu par Paris, « répond à une demande explicite des États africains et des banques centrales ».

Il « considère que la demande qui est faite illustre des éléments de responsabilité des chefs d’Etats qui veulent la stabilité ».

S’agissant de la présence contestée, des forces de l’armée française en Afrique, Emmanuel Macron a déclaré vouloir plus de clarté quant au positionnement politique de certains dirigeants, sans les nommer.

« Si cette clarté politique n’est pas faite dans certains pays, la France en tirera toutes les conséquences » a-t-il lancé, précisant qu’il ne veut pas avoir ses armées « ainsi attaquées » quant à la légitimité de leur présence notamment au Sahel.

Ce discours commun intervenait au deuxième jour de la visite d’Emmanuel Macron en Côte d’Ivoire, où il est arrivé vendredi pour le repas de Noël des troupes de l’armée française.

AA



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