"La Russie a besoin des tomates turques" (exportateur)

Le président de l’Union des Exportateurs méditerranéens de fruit et légume frais, Ali Kavak, a commenté la décision de lever toutes les restrictions entre la Turquie et la Russie, à l'exception de la question des visas.

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"La Russie a besoin des tomates turques" (exportateur)

Lors d’un entretien accordé à l’agence Anadolu (AA), Ali Kavak, le président de l’Union des Exportateurs méditerranéens de fruit et légume frais, a commenté la décision de lever toutes les restrictions de manière mutuelle et simultanée entre la Turquie et la Russie, mise à part la question des visas.

Il a tout d’abord affirmé que la Russie a effectué de sérieux investissements, au cours de ces dernières années, dans le domaine de la tomate. 

« La Russie a effectué des investissements dans la production de tomates et d’autres légumes. Naturellement, nous devons nous aussi trouver de nouveaux débouchés»,a-t-il dit.

Il a affirmé que dans les prochains jours, des efforts seront menés pour trouver de nouveaux marchés pour compenser celui de la Russie.

« Nous n’arrivons pas à envoyer de tomates vers la Russie depuis novembre 2015. Par la suite, durant cette période, une baisse de production de tomates a été constatée en Turquie. Une des raisons majeurs de la hausse des prix de tomate en Turquie est liée à ça », a-t-il dit. 

Kavak a indiqué que les producteurs, inquiets de ne pas pouvoir trouver d’acheteur, ont diminué leur production. 

« Depuis deux ans, la production a diminué. Sur le marché intérieur, les prix ont augmenté de manière anormale. Il s’agit d’un fait totalement lié à la production. Nous sommes dans l’obligation de prendre de sérieuses mesures et de trouver des marchés alternatifs. Nous devons assurer au producteur que sa production sera vendue »,a-t-il poursuivi.

Notant que la Russie est le premier marché de la Turquie, il a fait remarquer qu’environ 40% des exportations turques sont faites vers ce pays. 

« La Russie a besoin de nos tomates. La production actuelle en Russie n’est pas en capacité de répondre aux besoins du peuple. Moscou est encore obligé, dans un horizon de 4 à 5 ans, d’importer des tomates de Turquie ou d’autres pays»,a-t-il estimé.

AA



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