Washington nie toute intention de déployer des forces de combat en Tunisie

Les Etats-Unis ont déclaré qu'une unité de forces auxiliaires de sécurité pour la formation serait déployée en Tunisie, afin de clarifier une déclaration de "Africom", qui a évoqué la possibilité de déployer des forces militaires dans le pays.

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Washington nie toute intention de déployer des forces de combat en Tunisie

L'ambassade américaine à Tunis a déclaré, samedi, que les forces que Washington entend déployer dans ce pays ne sont pas des forces militaires, mais plutôt une unité de forces auxiliaires de sécurité pour la formation.

C’est ce qui ressort d’un communiqué publié, samedi, par l'ambassade, afin de clarifier la dernière publication par le commandement militaire américain en Afrique "Africom", vendredi, qui a évoqué la possibilité de déployer des forces en Tunisie dans le contexte de l'augmentation des activités militaires russes en Libye.

"Pour clarifier les choses, les forces d'assistance à la sécurité mentionnées par l'AFRICOM, dans son communiqué de presse du 29 mai, font référence à une petite unité de formation, qui fait partie du programme d'assistance militaire, et ne sont en aucun cas des forces militaires de combat" a déclaré l'ambassade dans son communiqué.

Et d’ajouter que "la coopération militaire et les moyens de la renforcer ont fait l'objet d'un entretien téléphonique, qui a eu lieu jeudi, entre le ministre tunisien de la Défense Imad Hazgui et le commandant de l'AFRICOM, le général Stephen Townsend".

L'ambassade a déclaré que les deux parties ont discuté, lors de l’entretien, des opportunités de formation à venir et réaffirmé le solide partenariat américano-tunisien.

Les deux parties ont également discuté "de l'importance d'améliorer la sécurité en Afrique du Nord, avec la poursuite de la violence en Libye, et la nécessité d'assurer une sécurité régionale plus large", selon le même communiqué.

"La Tunisie est un exemple de la façon dont les États-Unis soutiennent nos partenaires africains et les aident à assurer leur autosuffisance, leur sécurité et leur développement à long terme", a souligné le communiqué de l'ambassade citant Townsend.

Le commandant de l'AFRICOM a ajouté : "Nous savons que beaucoup de nos partenaires africains sont entourés par des parties malveillantes et des réseaux terroristes" (sans les identifier).

"Alors que la Russie continue d'alimenter le conflit libyen, la sécurité régionale en Afrique du Nord est une préoccupation croissante", a poursuivi Townsend

Il a déclaré que son pays cherchait de nouveaux moyens de répondre aux préoccupations mutuelles de sécurité avec la Tunisie, y compris le recours aux forces d'assistance à la sécurité.

Pour sa part, le ministère tunisien de la Défense a indiqué, dans un communiqué, que la coopération militaire avec les États-Unis et les moyens de la renforcer ont fait l'objet d'un entretien téléphonique entre Hazgui et Townsend.

Le ministère a déclaré que Hazgui a souligné l'importance de la coopération entre son pays et les États-Unis, et a invité Townsend à visiter la Tunisie.

La Tunisie a de nombreux accords de coopération militaire avec les États-Unis.

Les États-Unis ont apporté, depuis 2011, plus d'un milliard de dollars de soutien à l'armée tunisienne et ont renforcé leurs efforts mutuels en matière de sécurité des frontières tunisiennes, de renseignement militaire et d'opérations aériennes et terrestres, selon le communiqué de l'ambassade américaine.

AA



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