Bolivie : expulsion de diplomates mexicains et espagnols

La décision intervient contre des diplomates accusés d'avoir tenté d'aider des membres du gouvernement de l'ancien Président bolivien, Morales

Bolivie : expulsion de diplomates mexicains et espagnols


 

Sur fond accusations d’aide apportée à des membres de l'ancien gouvernement bolivien de Morales, la Bolivie a décidé, lundi, d’expulser l’ambassadeur du Mexique et deux diplomates espagnols.

"En appliquant la Convention de Vienne face aux événements survenus ces derniers jours à l'ambassade du Mexique, nous déclarons persona non grata l’ambassadeur du Mexique, le chargé d'affaires d'Espagne et le consul général de la même", a déclaré sur Twitter la Présidente par intérim, Jeanine Anez.

La décision est intervenue quelques jours après que les diplomates espagnols aient rendu visite à l'ambassadrice du Mexique en Bolivie, Teresa Mercado, dans sa résidence de La Paz, la capitale de la Bolivie, lors d'une réunion censée, selon le gouvernement d'Anez, aider d'anciens membres de haut rang du gouvernement Morales à quitter le pays, allégations démenties par l'Espagne.

Les troubles en Bolivie ont commencé en octobre, lorsque Morales a remporté un quatrième mandat et a fait face à la résistance immédiate des partis d'opposition, qui ont contesté les résultats des élections.

Les manifestants sont descendus dans les rues, affirmant que le scrutin était truqué.

Après des semaines de troubles, Morales a démissionné sous la pression des militaires et a quitté le pays pour le Mexique, où on lui a proposé l'asile politique.

La sénatrice conservatrice Anez s'est ensuite proclamée Présidente par intérim, alors que Morales prétend toujours être le Président légal du pays andin.

Mais les manifestations publiques ont repris, avec les partisans pro-Morales descendus dans la rue depuis qu'il a quitté le pays, qualifiant son éviction de "coup d'État".

Anez a appelé à une nouvelle élection l'année prochaine au cours de laquelle Morales ne sera pas autorisé à se présenter, car il a déjà atteint la limite constitutionnelle fixée à deux mandats.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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