La politique migratoire de la Turquie sert d’exemple à l’Amérique latine

"La Colombie a surtout fait appel aux connaissances et expériences de la Turquie concernant l’enregistrement des réfugiés, la mise en place et la gestion des camps de réfugiés ", a déclaré Dr. Mehmet Ozkan, le coordinateur pour la Colombie de la TIKA

La politique migratoire de la Turquie sert d’exemple à l’Amérique latine

Les politiques "d’intégration" et de "porte ouverte", appliquées par la Turquie aux réfugiés Syriens, servent d’exemple aux pays d’Amérique latine. 

Les pays d’Amérique latine ont eu recours aux autorités turques pour bénéficier de leurs expériences afin de faire face à la crise de réfugiés causée par les 4 millions de Vénézuéliens qui ont fui leur pays pour des raisons économiques.

Le Président colombien, Juan Manuel Santos, avait précédemment annoncé le départ d’une équipe vers la Turquie afin de trouver des solutions à l’afflux de réfugiés vénézuéliens dans son pays.

Le coordinateur pour la Colombie de la TIKA (agence turque de coopération et de développement), Dr. Mehmet Ozkan, a affirmé que la Colombie, le Brésil et l’Argentine sont entrés en contact avec lui pour en apprendre davantage sur la politique migratoire de la Turquie.

Il a tout d’abord rappelé que des hauts fonctionnaires de la Colombie ont effectué une visite en Turquie, en mai 2017, dans le cadre d’un programme organisé par la TIKA.

Ozkan a affirmé que lors de cette visite, les autorités colombiennes ont surtout apprécié le système d’enregistrement des réfugiés mis en place par la Turquie. 

"Ils ont apprécié le fait que les mairies, les ministères et les organisations non-gouvernementales travaillent tous ensembles. A cet effet, le gouvernement colombien a mis en place une équipe de coordination chargée de diriger le processus. La Colombie a surtout fait appel aux connaissances et expériences de la Turquie concernant l’enregistrement des réfugiés, la mise en place et la gestion des camps de réfugiés", a-t-il dit.

Ozkan a indiqué que les causes de la crise syrienne et vénézuélienne sont différentes mais que les conséquences sont semblables car elles ont toutes deux provoqué des flux de réfugiés.

"La cause de la crise du Vénézuela est politique et économique. En Turquie, le fait que les Syriens parlaient une langue différente et avaient une autre appartenance culturelle, avait sérieusement mis notre pays en difficulté. Malgré cela, la Turquie a réussi à intégrer les Syriens à la vie sociale et économique. Actuellement, près de 500 mille enfants syriens vont à l’école en Turquie", s’est-il félicité. 

Ozkan a ensuite indiqué qu’au cours du mois de mars, des experts de l’AFAD (Agence de gestion des situations d’urgence et des catastrophes) vont échanger sur leurs propositions concernant les réfugiés avec les autorités colombiennes, dans le cadre d’un programme organisé par la TIKA.AA



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