Pentagone : "Les inquiétudes de la Turquie quant à sa sécurité sont légitimes"

"Les inquiétudes de la Turquie quant à sa sécurité sont légitimes. Nous agirons en toute transparence envers la Turquie" a affirmé le porte-parole du Pentagone, Eric Pahon

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Pentagone : "Les inquiétudes de la Turquie quant à sa sécurité sont légitimes"

Le Pentagone a prétendu que la "force frontalière" qu'il planifie de former avec le FDS (Forces démocratiques syriennes), un paravent utilisé par les terroristes du PYD/PKK, n'est pas une "nouvelle armée" ou "force conventionnelle de protection" .

C'est ce qui ressort d'un communiqué adressé, mercredi dans la soirée au correspondant d'Anadolu (AA) par le porte-parole du Pentagone, Eric Pahon.

"Les Etats-Unis continueront de former les forces locales en Syrie. Cette formation est conçue de manière à permettre d'assurer la sécurité des réfugiés qui souhaitent regagner leur domicile", lit-on dans le communiqué.

Pahon a défendu les objectifs du programme de formation soulignant qu'il était conforme aux objectifs fixés dans la lutte contre Daesh, et que cela allait permettre de renforcer les efforts de stabilisation dans le cadre du processus de Genève mené sous l'égide des Nations Unies.

Rappelant que les opérations anti-Daesh n'étaient pas terminées, Pahon a ajouté: "Ces forces de sécurité sont destinées à empêcher les terroristes de Daesh de fuir hors de Syrie et d'assurer la sécurité des régions libérées. Ces forces vont protéger la population locale et empêcher que les Etats-Unis et leurs alliés ne soient la cible d'attaques de Daesh."

Il a notamment assuré que les préoccupations de la Turquie concernant sa sécurité étaient prises en considération par Washington.

"Les inquiétudes de la Turquie quant à sa sécurité sont légitimes. Nous agirons en toute transparence envers la Turquie s'agissant de nos efforts en Syrie pour venir à bout de Daesh et soutiendrons notre allié au sein de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord dans sa lutte contre le terrorisme", conclut le communiqué.

Les déclarations du Pentagone tranchent complètement avec celles du colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition anti-Daesh dirigée par les Etats-Unis, qui avait annoncé la composition d'une "force frontalière" en Syrie avec le FDS, un paravent utilisé par les terroristes du PYD/PKK, et que l'objectif à terme était de recruter 30 milles personnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

avec AA



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