Trump aurait-il suspendu le plan pour Raqqa incluant l’organisation terroriste PYD/PKK ?

Le plan établi par l'équipe Obama a été rejeté par l'équipe Trump

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Trump aurait-il suspendu le plan pour Raqqa incluant l’organisation terroriste PYD/PKK ?

D’après un article de Washington Post, les conseillers en sécurité nationale du président américain sortant Barack Obama avaient élaboré un plan pour reprendre la ville syrienne Raqqa des mains de l’organisation terroriste Daesh.

Les conseillers souhaitaient lancer le processus avant la fin de mandat d’Obama pour mettre en vigueur le plan qui prévoyait d’utiliser l’organisation terroriste PYD/PKK et de leur livrer des armes pour combattre Daesh.

Comme, l’équipe de Trump a voulu intervenir à ce sujet, Obama a ordonné le 17 janvier à ses conseillers en sécurité nationale de soumettre ce plan à Trump dans un rapport incluant des notes de déclarations pour persuader le président turc Recep Tayyip Erdogan, en cas d’une opposition de ce dernier.

Toutefois, l’administration Trump a estimé que le plan était insuffisant et a décidé de le suspendre.

Selon l’administration Trump, le plan d’Obama est réellement « marginal » et aversif de tout risque, faisant de lui un plan voué à l’échec.

Obama a espéré que ses préparatifs de dernière minute permettraient à Trump d'autoriser un assaut rapide sur le bastion le plus important de Daesh, où des responsables des services de renseignement américains disent que des militants planifient des attaques en dehors de la Syrie.

 «Ils ont fourni l'information, mais nous avons constaté d'énormes lacunes», a déclaré un haut responsable de l'administration Trump qui a examiné le document, « c'était un mauvais travail de personnel »

Les terroristes de Daesh venaient de s'emparer de vastes étendues de territoire en Irak et en Syrie. Obama a alors décidé d'intervenir militairement, mais a exclu l'utilisation des forces terrestres américaines sur les lignes de front. Le Pentagone avait besoin de trouver des partenaires locaux à la hâte, et le PYD/PKK est passé en avant-plan.

Le journal précise que jusqu’à septembre dernier, le soutien porté aux filiales syriennes du PKK avait causé une tension entre l’administration Obama et Ankara. Pour encercler Raqqa, le commandant de la CEntcom Joseph Votel a demandé d’armer le PYD/YPG, une proposition qui a divisé l’administration Obama. L’ancien secrétaire à la Défense Ashton Carter a donné son appui à la proposition que de nombreux conseillers ont rejetée par risque que cela ne tende les relations entre Ankara et Washington.

Parmi les plus grands sceptiques se trouvait Susan E. Rice, la conseillère en sécurité nationale d'Obama. Lorsqu'elle a demandé au chef d’Etat-major des armées Joseph Dunford son avis, il a dit qu’il examinait si la Turquie donnerait ou non un soutien à l’opération à Raqqa.

Le sujet a ainsi été étudié 10 jours avant l’investiture de Trump. Lors de la réunion, Rice a également demandé le point de vue du conseiller de Trump en sécurité nationale, Michael Flynn. Ce dernier s’est exprimé à l’encontre du plan, d’après Washington Post.

L’administration Trump n’a toujours pas adopté de position claire concernant le PYD/PKK, mais cette question devrait se clarifier dans les prochaines semaines.



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