Paradoxe américain concernant Assad

Position ambiguë des Etats-Unis concernant Assad.

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Paradoxe américain concernant Assad

Les Etats-Unis ont répondu aux propos tenus par le Premier ministre Ahmet Davutoğlu lors d'un reportage accordé à la présentatrice de CNN, Christiane Amanpour.

Les Etats-Unis ont répondu aux propos tenus par le Premier ministre Ahmet Davutoğlu lors d'un reportage accordé à la présentatrice de CNN, Christiane Amanpour, selon lesquels "la Turquie pourrait déployer des soldats en Syrie si le régime Assad est pris pour cible".

A cette déclaration, la porte-parole du département d'Etat américain Jen Psaki a affirmé que "la position des Etats-Unis n'avait pas changé et que la seule cible était toujours l'EIIL".

Rappelant que les leaders turcs souhaitaient jouer un rôle plus actif dans la coalition, Psaki a fait savoir que les autorités américaines s'étaient entretenues avec les leaders turcs pour évaluer quel serait ce rôle.

Néanmoins les paroles de Psaki contredisent celles tenues précédemment par le président américain Barack Obama car ce dernier avait souligné qu'ils "ne laisseraient pas le contrôle de la Syrie à Assad".

Les journalistes ont par ailleurs posé une question à Psaki en faisant référence à la déclaration du président turc Recep Tayyip Erdoğan selon laquelle "la Turquie ne serait pas membre de la coalition tant qu'une zone tampon n'est pas formée à la frontière syrienne".

"Nous allons continuer lors de nos entretiens, à discuter du rôle éventuel de nos partenaires dans la coalition et de leurs besoins. La position concernant l'espace aérien interdit au vol et la zone tampon n'a pas changé" a répondu Psaki.

Concernant les accusations portées par le vice-président américain et ses excuses présentées au président Erdoğan, Psaki a fait savoir que "les Etats-Unis ne détenaient aucune preuve d'un soutien quelconque apporté par un pays à l'EIIL".


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