Lavrov : "Le président Erdogan a raison, le monde est plus grand que cinq"

Commentant le message « Le monde est plus grand que cinq » réitéré par le président Erdogan en Angola concernant la restructuration du Conseil de sécurité de l'Onu, le chef de la diplomatie russe Lavrov a déclaré que le président turc avait raison

1722024
Lavrov : "Le président Erdogan a raison, le monde est plus grand que cinq"

 

Commentant le message « Le monde est plus grand que cinq » réitéré par le président Recep Tayyip Erdogan en Angola concernant la restructuration du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU), le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que le président turc avait raison.

Participant à la réunion du Valday International Discussion Club qui s'est tenue à Sotchi, Lavrov a répondu aux questions des journalistes sur le message d'Erdogan selon lequel "le monde est plus grand que cinq", qu'il a une fois de plus souligné lors de sa visite en Angola.

"L'éloquence du président Erdogan est bien connue. Il s'exprime librement sur différentes questions. Je suis d'accord avec lui. Je suis d'accord avec lui pour dire que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies n'ont pas le droit de déterminer le sort du monde", a souligné Lavrov.

"Nous luttons contre les injustices dans le système mondial en disant : « Le monde est plus grand que cinq. Nous soutenons que le sort de l'humanité ne peut et ne doit pas être laissé à la merci d'une poignée de pays qui ont gagné la Seconde Guerre mondiale. En tant que République de Turquie, nous rejetons les approches orientalistes centrées sur l'occident vis-à-vis du continent africain. Nous embrassons les peuples du continent africain sans discrimination" avait affirmé le présient Erdogan lors de sa visite en Angola.

Lavrov a précisé que les pays en développement souhaitent également participer au CSNU.

"Bien entendu, les pays en développement insistent également à juste titre pour augmenter leur représentation dans cet organe de l'ONU. Maintenant, au moins 6 des 15 membres du Conseil de sécurité sont occidentaux. Par conséquent, bien sûr qu'il n'est pas nécessaire que l'Occident ajoute des sièges à cet organe. Des sièges devraient être ajoutés pour les pays en développement d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine", a assuré Lavrov.



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