Myanmar : "La Communauté internationale doit en faire davantage" (Ambassadeur canadien à l’ONU)

« La Communauté internationale doit en faire davantage pour soutenir le mouvement démocratique au Myanmar, car les manifestants continuent de risquer leur vie pour dénoncer le coup d'Etat qui a eu lieu », a souligné, samedi, Bob Rae, ambassadeur du Canada

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Myanmar : "La Communauté internationale doit en faire davantage" (Ambassadeur canadien à l’ONU)

 

« La Communauté internationale doit en faire davantage pour soutenir le mouvement démocratique au Myanmar, car les manifestants continuent de risquer leur vie pour dénoncer le coup d'Etat qui a eu lieu », a souligné, samedi, Bob Rae, ambassadeur du Canada aux Nations Unies.

Bob Rae (72 ans), qui avait occupé, auparavant, le poste d’ancien émissaire du Canada au Myanmar, en 2017, faisait ces déclarations au cours d’une interview accordée à la chaîne d’information locale CBC.

« Il est possible d'obtenir un consensus international pour mettre fin à la violence maintenant », a ajouté le haut diplomate canadien, en poste à New York depuis le mois de juillet dernier.

Bob Rae a ajouté que « Cela fait quatre générations que nous n'avons pas vu de manifestations comme celles que nous voyons actuellement. Les protestations quotidiennes dans les rues témoignent d'un courage rare. Et il est important de le souligner ».

Invité de l’émission « The House », le diplomate a relevé que cette attitude est « la seule façon d'honorer le courage de ceux qui défendent la démocratie. Sans courage, nous n'avons rien ».

L’ancien Premier ministre de l’Ontario a souligné que Aung San Suu Kyi, leader politique birmane arrêtée depuis le début du mois de février, doit bénéficier d'un « soutien international », quand bien même l’organisation et la coordination d’une telle action serait « plus difficile », en ces circonstances.

Tout en critiquant l’attitude de Aung San Suu Kyi pour son « incapacité » à empêcher le nettoyage ethnique mené par l'armée contre la minorité musulmane rohingya, Bob Rae a estimé que « le fait qu'elle ait été démocratiquement élue à la tête d'un parti politique qui a gagné une élection doit être reconnu ».

Concernant les auteurs du putsch, le diplomate canadien a relevé la nécessité « d’examiner ce que nous pouvons faire d'autre pour isoler les militaires, notamment geler leurs avoirs partout où nous pouvons les trouver, et travailler avec tous les partenaires imaginables que nous pouvons trouver pour créer les conditions de la transition vers la démocratie ».

Dimanche dernier, le Canada s’est dit « profondément préoccupé et condamne sans équivoque » le recours à la force par l’armée du Myanmar contre les manifestants pacifiques.

Le 1er février à l'aube, des commandants de l'armée du Myanmar ont perpétré un coup d'Etat militaire et procédé à l'arrestation de hauts responsables du pays, dont le président, Win Myint, et la présidente du Conseil d’Etat, Aung San Suu Kyi.

A la suite du putsch, des manifestations populaires ont eu lieu dans tout le pays et la loi martiale a été décrétée dans plusieurs régions, dont la capitale Yangon et Mandalay, deuxième ville du pays.

 

 

 

 

 

 

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