Myanmar: le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas pu s'entendre sur une déclaration commune

Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas pu s'entendre vendredi sur une déclaration commune sur la répression de plus en plus sanglante de l'armée birmane contre les dissidents pro-démocratie.

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Myanmar: le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas pu s'entendre sur une déclaration commune

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas pu s'entendre vendredi sur une déclaration commune sur la répression de plus en plus sanglante de l'armée birmane contre les dissidents pro-démocratie.

Une réunion à huis clos de l'organe chargé d'assurer la paix et la stabilité internationales s'est conclue sans déclaration malgré les appels des États-Unis et d'autres membres pour un front uni pour faire face à la crise.

La Russie et la Chine - tous deux membres permanents avec droit de veto - ont précédemment exprimé des opinions en faveur de la non-ingérence, décrivant la situation de plus en plus désastreuse comme une affaire interne.

Christine Schraner Burgener, l'envoyée spéciale de l'ONU pour le Myanmar, a appelé les États membres à agir pendant la séance à huis clos, avertissant que les espoirs de la population du pays « diminuent ».

L'armée birmane s’était emparée du pouvoir le 1er février, après que des groupes politiques proches d'elle aient exprimé des allégations de fraude lors des élections du 8 novembre 2020 et la montée des tensions politiques dans le pays.

L'armée a arrêté de nombreux responsables et dirigeants du parti au pouvoir, dont Aung San Suu Kyi, ministre des Affaires étrangères et chef de facto du pays, et a décrété l'état d'urgence pendant un an.

La Turquie a condamné le coup d'État.

Diverses réactions et critiques ont été adressées par les pays occidentaux.

Le peuple du Myanmar a commencé les manifestations le 6 février, exigeant un retour à la démocratie.

56 manifestants ont perdu la vie lors de l'intervention armée des forces de sécurité.

Les manifestations réunissant de nombreuses personnes et les procès de hauts responsables gouvernementaux détenus devant le tribunal militaire se poursuivent.



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