Massacre de Khodjaly : témoignage poignant de la survivante, Durdane Agayeva

613 civils innocents parmi la population civile azérie ont été massacrés, en 1992, par les forces armées arméniennes dans la petite ville azerbaïdjanaise de Khodjaly.

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Massacre de Khodjaly : témoignage poignant de la survivante, Durdane Agayeva

 

613 civils innocents parmi la population civile azérie ont été massacrés, en 1992, par les forces armées arméniennes dans la petite ville azerbaïdjanaise de Khodjaly.

Les survivants, de ce massacre perpétré par les Arméniens, où de nombreuses familles ont totalement disparu et d'autres ont perdu leurs proches, ne peuvent toujours pas oublier la douleur de la torture et le chagrin de perdre un parent.

Durdane Agayeva, 49 ans, native de Khodjaly, est une des témoins du massacre et vit toujours avec des séquelles physiques et psychologiques, 29 ans après la tragédie.

Emprisonnée par les forces arméniennes quand elle avait 20 ans, Agayeva a subi toutes sortes de tortures durant 8 jours.

Agayeva a déclaré à l'Agence Anadolu que les forces armées arméniennes sont entrées à Khodjaly, dans la soirée du 25 février 1992, après l'avoir encerclée de trois côtés, avec des chars et des véhicules blindés et qu'ils avaient pris le contrôle de la ville avec des tirs d'artillerie et de missiles.

Le jour qu'elle n'oubliera jamais, quand Durdane voulait fuir la ville alors qu'elle s'est fait capturée par l'armée arménienne. 

L'armée arménienne a tiré sur Agayeva alors qu'elle traversait la rivière Gargar gelée dans un froid glacial, avec sa mère, sa grand-mère et ses frères et sœurs, ainsi que plusieurs autres habitants de la ville pour se diriger vers la région d'Aghdam.

La quarantenaire a précisé qu'elle avait reçu une balle dans la jambe, tandis que son frère était touché au côté. Ils ont tout de même essayé de ramper dans la boue et la neige, mais les Arméniens ont fini par les capturer pour les transférer ensuite dans des cellules dans la ville d"Iskran".

Durdane Agayeva a souligné qu'elle se souvient encore de la brutalité qu'elle a pu endurer et qu'elle entend encore les pleurs des femmes et des enfants qui criaient famine.

"L'image des soldats arméniens qui nous frappaient avec les crosses de leurs armes ne me quitte pas, ils nous ont tellement maltraités que je ne peux les décrire comme des soldats, mais comme des terroristes", a ajouté l'Azerbaidjanaise.

Selon l'Azerbaïdjan, ce qui s'est produit à Khodjaly constitue une violation d’un grand nombre d’accords internationaux dont la Convention de Genève de 1949, la Convention des Nations Unies sur la prévention et la répression du crime de génocide, la Convention relative aux droits civils et politiques, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ainsi que la Convention sur les droits de l'enfant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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