L’Afrique doit créer 26 millions d’emplois par an

Guy Ryder s’exprimait à l’ouverture de la 14è réunion régionale africaine de l’Organisation Internationale du Travail qui se tient du 3 au 6 décembre à Abidjan.

L’Afrique doit créer 26 millions d’emplois par an

Le directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT), Guy Ryder, a estimé que l’Afrique à toutes les raisons de regarder l’avenir du travail avec confiance. Il lui faudra, toutefois, relever le défi de l’emploi en créant 26 millions de postes productifs tous les ans.

Guy Ryder s’exprimait à l’ouverture de la 14è réunion régionale africaine de l’Organisation Internationale du Travail qui se tient du 3 au 6 décembre à Abidjan.

Autre défi à relever, il a préconisé que « le déficit de financement annuel de 68 milliards de dollars devra être comblé, afin de pouvoir financer les investissements nécessaires pour que la protection sociale universelle devienne réalité en Afrique ».

« Tous ces défis auront pour toile de fond les mutations profondes du monde du travail : des changements qui se produisent sous l’effet conjugué de l’évolution démographique, de l’innovation technologique, du changement climatique et de la trajectoire de plus en plus incertaine que suit la mondialisation », a-t-il expliqué.

Le directeur général de l’OIT a également fait remarquer que «d’ici à 2035, la main-d’œuvre va croître de plus de 60 % en Afrique», mais que cette main d’œuvre « sera un formidable dividende démographique pour la croissance et le développement, à condition de pouvoir créer tous les emplois voulus, sans quoi cette évolution se traduira au contraire par davantage de pressions économiques, sociales et migratoires». 

Rappelant les enjeux de ces assises, il a précisé que cette réunion régionale va réfléchir sur «l'avenir du travail en Afrique centré sur l'humain ». 

« Les stratégies de développement centrées sur l’humain et sur l’emploi devront s’articuler autour de plusieurs axes : la diversification économique, un environnement propice à la création d’emplois décents, surtout par les entreprises privées, ainsi que l’amélioration de la productivité et la répartition équitable des bénéfices qui en sont tirés. Sur ce dernier point, l’Afrique affiche encore des niveaux inférieurs à ceux d’autres régions et ne semble pas en passe de réduire l’écart de manière décisive », a-t-il souligné.

Pour sa part, Pascal Abinan Kouakou, ministre ivoirien de l'Emploi et de la protection sociale s'est félicité que le continent Africain ait fait progresser le travail décent en procédant à une meilleure redistribution des fruits de la croissance économique.

« Notre continent est confronté à de nombreuses difficultés (...) Mais face à ces difficultés, nous avons même fait du chemin ! Grâce aux outils et mécanismes régionaux et internationaux, que nous avons mis en place, nous avons fait progresser le travail décent en procédant à une meilleure redistribution des fruits de la croissance économique. Ainsi, les actions menées pour lutter durablement contre le chômage; pour assurer aux travailleurs la sécurité, la santé et la préservation de leurs droits fondamentaux ont permis d’apporter quelques réponses aux besoins et aspirations de nos populations», a déclaré le ministre ivoirien.

A noter que plus de 500 délégués d’employés et d’employeurs participent à la quatorzième réunion régionale Africaine de l’Organisation internationale du travail (OIT).AA



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