Tunis et Alger appellent à un cessez-le-feu en Libye

La Tunisie et l’Algérie ont appelé à un arrêt immédiat des affrontements en Libye

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Tunis et Alger appellent à un cessez-le-feu en Libye

La Tunisie et l’Algérie ont appelé à un arrêt immédiat des affrontements en Libye.

Les ministres tunisien et algérien des Affaires étrangères se sont rencontrés, vendredi à Tunis.

Khemaies Jhinaoui a reçu son homologue algérien, Sabru Boukadoum, dans la capitale Tunis. Les deux responsables ont tenu une conférence de presse conjointe à l’issue de la rencontre.

"Avec mon homologue algérien, nous partageons la même approche concernant la situation en Libye : une solution militaire est impossible. Les Libyens doivent reprendre les négociations sous la tutelle des Nations unies, et loin des ingérences extérieures", a déclaré le chef de la diplomatie tunisienne Jhinaoui.

Il a également indiqué que la Tunisie discute avec toutes les parties libyennes sans faire de distinctions, et ce dans le but de mettre fin au sang qui coule en Libye.

De son côté, le ministre algérien a affirmé que le plus grand danger actuel pour son pays est la situation en Libye.

"Par principe, nous ne nous melons pas des affaires internes d’autres pays. Mais la situation en Libye peut avoir des conséquences négatives sur l’Algérie et la Tunisie. Le langage de armes doit cesser et les discussions encadrées par l’ONU doivent reprendre", a déclaré Boukadoum.

Le chef de la diplomatie algérienne a assuré que leurs pays ne peuvent rester inactifs alors qu’une "capitale arabe est bombardée".

"Notre objectif, en tant qu’Algérie et Tunisie, c’est que les combats prennent fin en Libye", a-t-il poursuivi.

Le 4 avril courant, le général à la retraite Khalifa Haftar, commandant de l'armée de l'est de la Libye, a lancé une offensive militaire pour prendre le contrôle de Tripoli, ce qui a suscité refus et indignations internationales.

Après quelques jours de son lancement, l'opération n'est pas parvenue à avancer sur le terrain, en raison de la résistance des forces relevant du gouvernement d'entente, reconnu à l'international.

Depuis 2011, la Libye connait une lutte pour le pouvoir et la légitimité, centrée actuellement entre le gouvernement d'entente à Tripoli (ouest) et les forces de Haftar basées à l'est du pays.

L’Algérie et la Tunisie ont des frontières communes avec la Libye, raison pour laquelle ces deux pays s’efforcent de mettre fin à la situation actuelle.

D’autant plus que le général Haftar avait déclaré en 2018 "vouloir déplacer la guerre actuelle en Libye vers l’Algérie".

 

 

 

AA



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