RCA : des soldats français de nouveaux soupçonnés d’abus sexuels

Les violences sexuelles présumées, dont l'ONU ignore le nombre exact, auraient eu lieu entre 2013 et 2015 dans la préfecture de Kemo, au nord-est de Bangui

462243
RCA : des soldats français de nouveaux soupçonnés d’abus sexuels

De nouvelles allégations «extrêmement troublantes» d'abus sexuels exercés par des soldats de la force française « Sangaris » en Centrafrique, sont parvenues aux Nations unies, a rapporté l'ONU dans un communiqué.

Les violences sexuelles présumées auraient eu lieu entre 2013 et 2015 dans la préfecture de Kemo, au nord-est de Bangui, en revanche, «le nombre exact et la nature de ces allégations extrêmement troublantes restent à déterminer», précise le document publié mercredi et dont Anadolu a eu connaissance.

Une équipe de l'ONU a été envoyée sur place pour des entretiens avec les victimes et pour recueillir des informations, précise le communiqué.

Lundi, les Nations unies avaient rapporté deux nouveaux cas d'abus sexuels, dont un sur une jeune fille de 14 ans, par des soldats marocains et burundais de la force onusienne Minusca.

Cette nouvelle vague d'abus sexuels sur des mineurs en RCA, s'ajoute à plusieurs scandales, dont un particulièrement retentissant de viols d'enfants commis en 2013 et 2014 et impliquant quatorze soldats français de l'opération Sangaris. Début décembre, la justice française a entendu quatre militaires français.

Mercredi, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian,venu assister, à l'investiture du président centrafricain Faustin Touadéra, élu le 14 février, avait annoncé que "la France va mettre fin en 2016 à Sangaris", estimant "sa mission de restauration de la sécurité accomplie" après plus de deux ans et demi de graves affrontements inter-confessionnels. Le ministre n'a toutefois pas parlé des accusations d'abus sexuels.

En 2015, l'ONU a répertorié 69 cas d'abus sexuels.

Depuis le début de l'année 2016, ce sont plus de 25 cas qui ont été rapportés par l'ONU impliquant surtout des casques bleus de la Minusca (7 cas pour les troupes congolaises).

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 11 mars dernier une résolution, proposée par les Etats-Unis et qui prévoit de rapatrier des contingents entiers de Casques bleus en cas de soupçon d'abus sexuels ou d'exploitation sexuelle. (AA)



SUR LE MEME SUJET