Cavusoglu : "En cas d'obstructions, la Turquie recourra à une enquête internationale"

Le ministre turc des Affaires étrangères a rappelé la détermination d'Ankara à faire toute la lumière sur l'assassinat du journaliste saoudien Khashoggi, quitte à demander une enquête internationale si Riyad ne coopère pas suffisamment

Cavusoglu : "En cas d'obstructions, la Turquie recourra à une enquête internationale"

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a indiqué que son pays n'hésitera pas à recourir à une enquête internationale en cas de tentatives d'obstructions de l'enquête sur l'assassinat du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi.

Cavusoglu, qui se trouve actuellement à Bruxelles dans le cadre de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), a animé, mercredi, une conférence de presse en présence des journalistes turcs.

Le chef de la diplomatie turque a assuré qu'en cas de tentatives d'obstructions de l'enquête sur l'assassinat du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, la Turquie n'hésitera pas à recourir à une enquête internationale.

"Tout le monde approuve pleinement l'attitude, la transparence et la détermination affichées par la Turquie dans cette affaire. Nous devons faire tout ce qui incombe afin d'élucider un assassinat qui s'est déroulé sur notre sol", a-t-il insisté.

Interrogé sur les chasseur F-35, Cavusoglu a souligné le fait que la Turquie n'était pas qu'un client mais un acteur important au sein du programme, et que le président américain Donald Trump, lui même, l'aurait reconnu au cours d'une entrevues individuelles avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui s'est déroulée en marge du sommet du G20 en Argentine.

"Trump et notre président se sont entretenus lors du Sommet du G20. C'est Trump qui a abordé le sujet. Nous ne voulons avoir aucun problème dans la livraison des avions que nous avons commandé", a-t-il martelé, rappelant que malgré les initiatives du Congrès américain, l'annulation des livraison de F-35 à la Turquie "n'est pas chose aisée".

Au sujet des propos polémiques du représentant spécial pour la Syrie du gouvernement américain, James Jeffrey, qui avait affirmé que dans le cadre de la recherche d'une solution à la crise syrienne, il n'y avait plus de raisons de poursuivre les processus d'Astana et de Sotchi, le chef de la diplomatique turque a déclaré :

"C'est une déclaration malheureuse. Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un avis personnel de Jeffrey. Le sujet viendra sur la table au moment de la réunion des groupes de travail", rappelant que la trêve et les négociations politiques ont été rendues possibles grâce aux pourparlers d'Astana.

 

 

 

 

 

 

 

 

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