Erdogan aux Grecs : Nous devons ouvrir une nouvelle page dans nos relations

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan effectue une visite en Grèce, la première d'un chef d'Etat turc depuis 65 ans.

Erdogan aux Grecs : Nous devons ouvrir une nouvelle page dans nos relations

"Nous souhaitons surmonter les différends par le dialogue avec Aléxis Tsípras. Lançons un nouveau processus, ouvrons une nouvelle page. Que la Turquie et la Grèce puissent rapidement édifier ensemble un nouvel avenir", a souligné le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Erdogan a accordé une interview mercredi à la chaîne de télévision grecque "Skai TV" au cours de laquelle il a abordé les relations entre les deux pays.

Le chef de l'Etat turc a d'abord fait référence à la situation des terroristes du FETO, auteurs de la tentative de coup d'état du 15 juillet et responsables de la mort de 251 civils innocents, réfugiés actuellement en Grèce et dont la justice grecque n'a toujours pas autorisée l'extradition vers la Turquie précisant que dans le cas contraire, les autorités turques auraient rapidement fait le nécessaire pour renvoyer des terroristes recherchés par la Grèce.

"Si des terroristes du "17 novembre", qui ont sévi en Grèce, avaient été interpellés en Turquie, nous aurions été tenus de vous les extrader. On attend la même attitude de votre côté. La Turquie et la Grèce ont beaucoup souffert des coups d'état. Nous ne pouvons pas rester observateur après un tel putsch" a t-il lancé.

Rappelant qu'une "justice qui tarde n'est plus une justice", Erdogan a spécifié que les extraditions entre les pays devaient se faire selon les accords, sans forcément passer par la justice, dans le but d'accélérer les processus. 

Au sujet des relations entre la Turquie et la Grèce, Erdogan a déclaré, "Mon message pour le peuple grec est le suivant, nos mauvaises relations c'est révolu, c'est du passé".

"Actuellement, vous avez deux pays qui collaborent dans de nombreux domaines et qui sont liés par un Haut conseil stratégique. Les peuples turc et grec doivent désormais être plus solidaire et éprouver une affection réciproque", a-t-il relevé.

"Nous souhaitons surmonter nos différends par le dialogue avec Aléxis Tsípras. Démarrons un nouveau processus, ouvrons une nouvelle page. Que la Turquie et la Grèce puissent rapidement se construire un nouvel avenir" a t-il insisté.

A une question sur le traité de Lausanne, Erdogan a souhaité qu'une révision de ce traité soit faite, une révision qui serait autant bénéfique à la Turquie qu'à la Grèce.AA



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