Ministre turc : notre lutte contre les terroristes protège nos frontières et celles de l’Europe

"La Turquie utilise les armes qu’elle importe pour lutter contre les organisations terroristes telles que Daech et le PKK ", déclare Omer Celik

Ministre turc : notre lutte contre les terroristes protège nos frontières et celles de l’Europe

Le ministre turc des Affaires de l'Union Européenne (UE), Omer Celik, a estimé que la lutte conduite par son pays contre les organisations terroristes telles que Daech et le PKK, protège à la fois les frontières turques et l’Europe

Celik entend ainsi répondre à la déclaration du ministre allemand des affaires étrangères, Sigmar Gabriel, concernant la ventre d’armes à la Turquie.

Omer Celik a déclaré, mardi dans la capitale britannique Londres, que « les organisations terroristes telles que Daech et le PKK se déplacent dans les capitales européennes, ainsi la lutte conduite par la Turquie contre ces organisations ici, protègent les frontières turques et en même temps protège la sécurité et les frontières de l’Europe ».

« La Turquie utilise les armes qu’elle importe pour lutter contre les organisations terroristes telles que Daech et le PKK », a ajouté le ministre turc, notant que «ceci n’affecte pas la Turquie vu que c’est un pays ayant des expériences dans cette zone géographique, et qu’elle est apte à préserver sa sécurité en toutes circonstances ». 

« Les déclarations de Sigmar ne reflètent pas sa vision, et ne sont pas bénéfiques aux relations turco-allemandes », a-t-il poursuivi, soulignant que « toute déficience dans la lutte antiterroriste turque relève d’une déficience dans la sécurité de l’Allemagne et de l’Europe ». 

« Le gel des exportations d’armes de l’Allemagne entraine l’affaiblissement de la lutte antiterroriste turque », a-t-il noté. 

Celik a par ailleurs souligné que la plus grande erreur en Europe est d’associer l’extrémisme à l’Islam, particulièrement parce que l’association de l’extrémisme à toute religion ou groupe ethnique est exactement ce que demandent les extrémistes. 

Le ministre turc a considéré que les groupes extrémistes aimaient entendre dire que l’Union européenne a rompu ses relations avec la Turquie, dont la majorité des citoyens sont musulmans, et est gérée par un Etat de Droit démocratique et laïque. 

« Pour cette raison, toute expression comme «gelons ou suspendons les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne’ rime avec le soutien à ces organisations extrémistes qui souhaitent la fin de ces négociations », a-t-il ajouté. 

Celik a entamé mardi une visite à Londres qui prendra fin jeudi prochain, au cours de laquelle il s’entretiendra avec le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson ainsi qu'avec le Secrétaire d'État britannique chargé de l'Europe et des Etats-Unis, Alan Duncan. Il examinera, au cours de sa visite les relations turco-britanniques, la question du Brexit, ainsi que le dossier de la lutte antiterroriste.

 

 

 

 

 

 

 

 

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