La bataille des Dardanelles en 1915, une résurrection et le début de l’existence pour les Turcs

La bataille des Dardanelles en 1915 est une résurrection et le début de l’existence pour les Turcs.

La bataille des Dardanelles en 1915, une résurrection et le début de l’existence pour les Turcs

La bataille des Dardanelles en 1915 est une résurrection et le début de l’existence pour les Turcs. Le Monde occidental donne à cette guerre le nom de Gallipoli, un village où étaient débarqués les Britanniques et leurs alliés. Les Turcs appellent cette guerre “ La Bataille de Çanakkale”. Les impérialistes avaient pour but de ne pas débarquer à Gallipoli mais à Çanakkale afin d’occuper l’Etat turc.

Chaque année au mois de mars, des millions de Turcs visitent Çanakkale et rappellent les amertumes vécues sur ces terres étant donné que la ville de Çanakkale avait accueilli la guerre de renaissance et de résurrection des Turcs.

Ces visitent ont lieu non pas pour montrer le deuil mais plutôt pour exposer la conscience et l’esprit contre l’impérialisme et la colonisation. Chaque année à partir du 15 juin, vous pouvez participer, tout en ayant la chair de poule, à la cérémonie de la résurrection sur le champ de bataille à Çanakkale. Les Turcs ont également construit avec soin des cimetières réservés aux soldats des forces impérialistes venus occuper leur pays tout comme ils l’ont fait pour leurs propres martyrs. Des millions de Turcs prennent part chaque année à cette cérémonie sans causer aucun dégât sur les tombes des soldats occupants.

Les Turcs prennent soin de leurs martyriums autant que les leurs.

Lorsqu’ils passent devant les tombes militaires britanniques, australiennes ou néo-zélandaises, ils montrent le même respect que pour les tombes de leurs propres soldats. Les Turcs considèrent ces soldats occupants comme des invités éternels de leurs terres.

Il y a quelques jours, une histoire de guerre digne d’un scénario de film, était au cœur de l’actualité en Nouvelle-Zélande.

L’événement se déroule pendant la bataille des Dardanelles en 1915. Le soldat turc Murat Ali qui combattait corps à corps les soldats de l’Anzac au front, tomba un jour sur le corps inanimé d’un néo-zélandais alors que la guerre continuait. Il garda le mouchoir de ce soldat mort comme souvenir.

Le soldat turc utilisa le mouchoir qu’il avait gardé en souvenir de George Uren, pour nettoyer les blessures de Yusuf Oz, son meilleur ami touché par une balle. Mais Yusuf Oz, touché à la tête et dans la poitrine, succomba à ses blessures.

A la fin de la guerre, Murat Ali offrit ce mouchoir à la veuve de Yusuf Oz, car le sang sur ce mouchoir était celui de Yusuf Oz.

Près d’un siècle après la guerre, l’historien et journaliste turc Omer Arslan a découvert cette histoire qui a fait écho jusqu’en Nouvelle-Zélande. Sur ce, la famille du soldat Uren a parlé à la presse locale.  Le mouchoir en question a été tissé par la maman de Geroge Uren, souligne le petit fils du soldat de l’Anzac Perry Uren. « Mon grand-père a été envoyé en Egypte en 1914 pour la 1ère Guerre mondiale. Ensuite il est allé à Gallipoli en 1915. Quand il était en Egypte, ma grand-mère lui envoie un mouchoir. C’était d’ailleurs un cadeau pour son 28e anniversaire. Et mon grand-père garde toujours ce mouchoir dans sa poche pendant les batailles. Il porte un grand souvenir » dit-il.

Perry Uren affirme qu’ils viendront chercher le mouchoir que la famille Oz garde depuis 102 ans dans le village Hacipehlivan de Canakkale.

Les petits-enfants de Yusuf Oz sont favorables à cette demande. Peut-être Mme Perry est déjà allée chercher le mouchoir dans le village Hacipehlivan de Canakkale pendant que vous lisez ou écoutez ce programme. Il y a peut-être des milliers de drames semblables à celui que vous venez de découvrir pendant la Guerre des Dardanelles. Aujourd’hui les Turcs vivent partout la fierté de ce triste incident à Canakkale.

Ceux qui visitent le monde avec le passeport turc rencontrent un intérêt particulier dans les pays où sont allées les soldats ou les dirigeants turcs plusieurs siècles auparavant. Cet intérêt exclusif commence au moment du contrôle de passeport et continue jusqu’à l’accueil à l’hôtel.

Cet acquis historique est une autre raison pour laquelle ces dernières années le président de la République turque Recep Tayyip Erdogan est accueilli avec un grand respect et honneur par les Etats mais également les citoyens des pays d’Asie, d’Afrique et des Balkans dans lesquels il s’est rendu.

Les derniers pays d’Afrique où s’est rendu le chef d’Etat turc Erdogan, l’ont accueilli avec un protocole d’accueil de premier rang. Ces pays ouvrent sans aucun marchandage, leurs portes aux investisseurs turcs. Erdogan est accueilli avec un grand intérêt par les citoyens dans les rues d’Afrique.

Et Erdogan annonce aux Africains qu’ils sont égaux et peuvent être des partenaires et associés grâce à la flamme de la liberté et de la justice allumée par les Turcs et qui ne s’est jamais éteinte. C’est la première fois dans l’histoire moderne de l’Afrique, qu’un ‘Homme Blanc’ expose une telle approche envers les Africains. L’Afrique regagne de nouveau sa confiance en elle.

Erdogan qui déclare que le monde est plus grand que 5, affirme que la pauvreté n’est pas le destin de l’Afrique et que la richesse de l’économie occidentale repose sur les mines de l’Afrique. Ces paroles du président turc font échos dans les rues africaines.

L’Africain considère que chaque martyrium où reposent les soldats tombés en martyr il y a des années, en défendant les terres africaines contre les colonisateurs portugais, espagnols et britanniques, est comme le martyrium de Çanakkale. Si vous visitez un des martyriums turcs d’Afrique durant les fêtes religieuses, vous pourrez rencontrer des milliers d’Africains en train de réciter le Coran et des prières pour les martyrs turcs qui y reposent.

 

 

 



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