La Turquie ne reconnaît pas l’annexion russe de la Crimée

M. Çavuşoğlu a informé qu’une liste sur les pressions et les agressions envers les Tatars de Crimée avait été remise au président Poutine et à son homologue russe Lavrov.

La Turquie ne reconnaît pas l’annexion russe de la Crimée


Le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a réitéré la position de la Turquie en Moldavie au cours de sa rencontre avec son homologue moldave Natalia Gherman.

Lors de la conférence de presse conjointe, M. Çavuşoğlu a rappelé que le peuple en Crimée, en particulier les Tatars de Crimée subissaient des pressions et des violences.

« Nos opinions en ce qui concernent la Crimée, sont très claires. Nous n’avons pas reconnu l’annexion illégale de la Crimée et nous ne la reconnaitrons pas. Nous entretenons de bonnes relations aussi bien avec la Russie qu’avec l’Ukraine. La Russie est un de nos partenaires commerciaux importants, mais cela ne nous empêche pas de dire la vérité sur les incidents qui ont lieu là-bas » a indiqué le ministre.

Une délégation sera dépêchée en Crimée, a annoncé le chef de la diplomatie turque Mevlüt Çavuşoğlu, tout en condamnant la fermeture de la chaîne de télévision tatare de Crimée.

M. Çavuşoğlu a estimé que le refus de facto du renouvellement du permis de la chaîne ATR par l’administration était un exemple de la pression exercée sur le peuple tatar de Crimée.

Il a indiqué qu’une liste sur les pressions et les agressions arbitraires envers le peuple tatar de Crimée avait été remise au président russe Vladimir Poutine et au ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov.

« En conséquence, nous attendons que l’administration de facto entreprenne les démarches nécessaires pour la reprise des diffusions de la chaîne de télévision tatare de Crimée » a-t-il déclaré.

M. Çavuşoğlu a exprimé ses remerciements pour la sensibilité montrée par le gouvernement moldave sur les revendications légitimes de la République autonome de Gagaouzie.

Par ailleurs, il a été souligné dans une communiqué du ministère des Affaires étrangères sur la pression exercée sur les médias en Crimée que « la liberté de la presse faisait partie intégrante du pluralisme et de la démocratie ».

« La chaîne de télévision tatare de Crimée ATR en activité en République autonome de Crimée, ainsi que d’autres institutions de la presse tatare de Crimée se sont vues refusées leurs demandes de renouvellement de leur permis déposées auprès de l’administration en fonction dans la péninsule et ont été obligées d’interrompre leurs diffusions à partir du 1er avril 2015. Nous accueillons avec une profonde préoccupation cette situation et nous la condamnons » a-t-il été dit dans le texte du ministère.


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