Mort brutale de footballeurs: la malédiction du pré vert

De nombreux footballeurs, à l'instar de l'international ivoirien Cheick Tioté, ont trouvé la mort d'une manière subite, sur le terrain

Mort brutale de footballeurs: la malédiction du pré vert

Cheick Tioté n’est plus. Le jeune international ivoirien âgé de 30 ans est décédé, soudainement, lundi, lors d’un entrainement en Chine. Une mort brutale qui a laissé le monde du football coi. 

Pourtant ce n’est pas la première fois qu’un joueur de football décède sur le terrain. Tandis que les tragédies s’enchaînent aux quatre coins du globe, la Fifa qui oblige depuis 2007 les sportifs à se soumettre à des examens cardio-vasculaires, semble elle aussi désemparée.

La dernière victime en date est donc l’Ivoirien Cheik Tioté, milieu de terrain du club chinois Beijing BG.

L’ancien joueur de Newcastle United est décédé lundi après s'être effondré lors d'une séance d’entraînements avec son club en Chine.

Dans un communiqué rendu public, le Beijing BG a indiqué à Anadolu que « Tioté a été transporté d’urgence à l'hôpital après s’être évanoui sur le terrain mais l’équipe médicale n’a pas réussi à le sauver et il a été déclaré mort », précisant que la cause du décès n'a pas encore été révélée.

Cette disparition s’ajoute à une longue liste de footballeurs qui se sont éteints des suites de troubles cardiaques ou de l’existence d'une pathologie cardio-vasculaire passée inaperçue.

En Afrique, le premier décès annoncé était celui du Nigérian Samuel Okwaraji, mort le 12 août 1989 durant un match contre l'Angola lors des éliminatoires du Mondial 1990. 
Le 4 janvier 1997, la mort de l’arrière gauche de l’Espérance Sportive de Tunis Hédi Berrekhissa a secoué la Tunisie. L’international tunisien est mort des suites d’un arrêt cardiaque lors d'un match amical qui a opposé son club à l'Olympique Lyonnais sur la pelouse du Stade Chedly Zouiten, dans la capitale tunisienne.

Mais le premier cas de décès sur un terrain de football durant une compétition internationale majeure fut celui du Camerounais Marc-Vivien Foé qui s’est écroulé lors de la demi-finale de la Coupe des Confédérations 2003 durant le match opposant le Cameroun et la Colombie. Il est mort à 28 ans, d’un accident cardiaque.

L’Egypte n’a pas été épargnée puisqu’elle a perdu le latéral gauche d’Al Ahly, Mohamed Abdelwahab, le 30 août 2006, qui s’est éteint des suites d'une anomalie cardiaque non détectée lors d’une séance d’entraînements.

Antonio Puerta (FC Séville), Naoki Matsuda (Matsumoto Yamaga FC), Piermario Morosini (Livourne), Patrick Ekeng Ekeng (Dinamo Bucarest) et tant d’autres footballeurs ont connu le même sort : ils sont tous décédés sur un terrain de football mais les causes de leur disparition restent pour la plupart d’entre eux mystérieuses.

La mort subite, c'est quoi ?

La mort subite des footballeurs est généralement liée à une malformation cardiaque congénitale (comme la cardiopathie hypertrophique). Il s'agit d'un épaisissement du muscle du coeur. Celui-ci s'accélère en cas d'effort intense, et bat si fort qu'il ne parvient plus à envoyer de sang au cerveau pour l'irriguer. Cette malformation est toutefois asymptomatique.

Prévenir les crises cardiaques chez les sportifs

Le corps scientifique l'assure. Pour éviter ces décès brutaux sur le terrain, il faudrait un meilleur dépistage des maladies cardiaques. Pour cela, l'utilisation fréquente d'un électrocardiogramme (ECG) de repos systématique est très utile.

De même, la généralisation des défibrillateurs dans les enceintes sportives ainsi qu' une meilleure connaissance des gestes de premiers secours pourraient améliorer le taux de survie des sportifs touchés par les maladies cardiaques, selon les médecins.

 

AA


Mots-clés: malédiction , Tioté , football

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