La folie de la guerre

Etude d’Erdal Simsek, membre du corps enseignant du département d’Histoire de l’université Yildirim Beyazit

La folie de la guerre

Nous avons sans cesse cherché à attirer l’attention sur la tempête qui approche depuis que Barack Obama a transformé l’Europe de l’est, les Balkans et les pays riverains de la mer Noire en un dépôt d’armes.

Heureusement le président turc Erdogan a remarqué le danger et empêché à ce que la Turquie ne se transforme en un dépôt d’armes.

Participant au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN organisé à Varsovie (Pologne) le 08 juillet 2016, Erdogan a rejeté la fondation d’une base de l’Otan dans la région de la mer Noire avec des arguments raisonnables et justifiés. Après cette démarche stratégique d’Erdogan, la Russie a mis immédiatement un terme à la crise politique et diplomatique avec la Turquie.

Le chef d’Etat russe Poutine a répondu favorablement à la main pacifiste tendue par Erdogan. Dans la lettre qu’il a envoyée à Erdogan, il a déclaré que les véritables responsables de la crise d’avion qui a éclaté entre les deux pays étaient « les autres puissances ».   Il a instauré à nouveau et rapidement toutes ses relations économiques, politiques et stratégiques avec la Turquie.

Cette situation a poussé les « milieux maléfiques » à passer à l’action. Un terroriste membre de l’organisation terroriste internationale FETÖ a massacré l’ambassadeur russe à Ankara Andery Karlov devant les caméras. Cependant Poutine et la bureaucratie russe ne se sont pas laissés faire par cette provocation et ont mis au jour ce jeu sordide. En d’autres termes, malgré cette provocation, les relations turco-russes ne se sont pas détériorées.

Comme les démarches visant à faire de la Turquie et de la mer Noire un dépôt d’armes et de munitions n’ont pu aboutir, des crises ont éclaté dans de nombreux pays riverains à l’océan Indien.  

L’organisation terroriste Daesh est apparue subitement aux Philippines. Des actes terroristes sont survenus à Arakan et au détroit d’Arakan, symbole de la sérénité et de la paix.

Les mers de Chine et du Japon se sont « réchauffés ». De nombreux pays ont commencé à violer les eaux territoriales des autres pays. Ce processus a engendré un changement et une transformation sociologiques dans les pays concernés par la crise. Le souhait de guerre est à son apogée dans ces sociétés.

Les informations selon lesquelles les ouvriers, députés et anciens soldats seraient volontaires pour s’enrôler à nouveau dans l’armée en Corée du Nord, pays perçu comme la source des menaces, ont commencé à être diffusées dans les médias. Les sources de propagande de Pyongyang ont annoncé que des centaines de milliers de personnes ont manifesté pour protester contre les déclarations sévères du président américain Donald Trump et que 3,5 millions de citoyens étaient prêts à s’enrôler dans l’armée.

Cette folie nord-coréenne s’est reflétée également en Corée du Sud. Se sentant menacés, les Sud-Coréens ont commencé à stocker des aliments et construire des refuges résistants aux bombes. Ils se sont également tournés vers l’or, créant une certaine agitation dans le marché d’or mondial. D’après les journaux sud-coréens, le peuple a fait d’importantes épargnes basées sur l’or.

Par ailleurs, le peuple de Guam, territoire américain en Pacifique menacé de tir de la Corée du Nord, stocke également des aliments.

Le peuple a commencé à faire construire des abris au Japon, pays qui pourrait être visé par un missile lancé par la Corée du Nord en 10 minutes. Les médias japonais avaient relevé que les compagnies peinaient à répondre aux commandes dans ce sens.

Il y a aussi de sérieuses agitations aux Etats-Unis. Après la déclaration de Trump selon laquelle « les armes américaines sont prêtes à usage », le conseiller en sécurité nationale Mc Master a affirmé que « les Etats-Unis étaient prêts à une guerre préventive face à la menace d’armes nucléaires de la Corée du Nord ». 

Toutefois la « menace nucléaire » ne semble plus crédible dans le monde car le gouvernement américain de l’époque avait insinué qu’il y avait une menace nucléaire en Irak et envahi ce pays en 1991. Après avoir tué plus d’un million de personne dans cette guerre, ils avaient dit qu’il n’y avait pas de menace nucléaire en Irak.

L’ostracisme et les crimes de haine commis ouvertement aux Etats-Unis  et dans l’occident, ont commencé à faire l’effet adverse dans leur propre société. Le nationalisme extrémiste en Europe de l’Ouest ainsi que le racisme des Blancs aux Etats-Unis ont pris une ampleur dangereuse dans le monde entier.

La situation est la même en Russie. En raison du danger de guerre, l’armée russe a mis en état d’alerte ses centaines de milliers de soldats depuis l’Ukraine jusqu’aux frontières avec la Chine et le Japon. L’armée russe a annoncé être en état d’alerte contre un missile nord-coréen qui pourrait dévier sa trajectoire.

Le coût de toute cette agitation sociologique et militaire est estimé  à des dizaines de milliards de dollars. Si ces dépenses avaient été faites contre la famine et pour la paix, le monde aurait été plus vivable. Ainsi ni une larme ni le sang n’auraient coulé. Cependant, cette folie de guerre semble capable de nous faire glisser vers une guerre multinationale. Notre seul espoir est que les leaders mondiaux déploient plus d’efforts pour la paix, comme le font Erdogan et le chef d’Etat chinois Xi Jinping.



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