M. Sinirlioglu appelle à mettre un terme à toutes les opérations militaires dans la région d’Idlib

Le représentant permanent de la Turquie auprès des Nations unies, Feridun Sinirlioglu, a lancé un appel, au cours de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, à mettre un terme à toutes les opérations militaires dans la région d’Idlib en Syrie

M. Sinirlioglu appelle à mettre un terme à toutes les opérations militaires dans la région d’Idlib

Le représentant permanent de la Turquie auprès des Nations unies, Feridun Sinirlioglu, a lancé un appel, au cours de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, à mettre un terme à toutes les opérations militaires dans la région d’Idlib en Syrie et à mettre en place un cessez-le-feu.

Lors de la session du Conseil de sécurité de l’ONU rassemblé à la demande de la Russie, M. Sinirlioglu a informé les pays membres au sujet des résultats du sommet tenu vendredi à Téhéran entre le président turc Recep Tayyip Erdogan, le chef d’Etat russe Vladimir Poutine et le président iranien Hassan Rohani.

Rappelant que le processus d’Astana visait à réduire la violence et à accélérer le processus politique en Syrie, Sinirlioglu a précisé que la question d’Idlib était au cœur des discussions au sommet de Téhéran.

Il a ajouté que M. Erdogan avait appelé à Téhéran à la mise en place d’un cessez-le-feu, avant de réitérer son appel à interrompre toutes les opérations militaires à Idlib et à mettre en place une trêve.

« Notre appel pour la mise en place d’un cessez-le-feu englobe toutes les opérations militaires et la Turquie continuera de travailler dans ce sens. Nous invitons la communauté internationale à soutenir activement nos efforts » a-t-il déclaré.

« Les opérations militaires à Idlib entraîneront indubitablement une catastrophe humanitaire, engendreront un flux migratoire et susciteront un risque sécuritaire en Turquie, en Europe et au-delà » a-t-il mis en garde.

Il a rappelé que la Turquie est le pays du monde abritant le plus de réfugiés sur son territoire, avec 3,5 millions de réfugiés.

« Mais il y a un fait : nous avons atteint notre capacité maximale depuis longtemps » a-t-il relevé.

Il a souligné qu’il ne fallait pas laisser mettre en danger la vie de millions d’innocents à Idlib.

« C’est la mission de la communauté internationale. Ce ne sont pas les terroristes mais les 3,5 millions de civils, dont un million d’enfants, qui nous suivent avec préoccupation à Idlib. Nous ne pouvons pas les décevoir » a-t-il conclu.

 



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