L’UE exprime ses sérieux doutes sur le droit au jugement équitable des membres de l’Ikhwan en Egypte

Des manifestations avaient commencé sur la place Rabia al-Adawiya après le renversement par un coup d’Etat du premier président démocratiquement élu d’Egypte, Mohammed Morsi et les rassemblements avaient duré jusqu’au 14 août 2013.

L’UE exprime ses sérieux doutes sur le droit au jugement équitable des membres de l’Ikhwan en Egypte

Concernant la peine de mort annoncée contre 75 membres des Frères musulmans (Ikhwan) en Egypte, l’Union européenne a fait état de sérieux doutes sur le droit de jugement équitable des suspects.

La porte-parole de la Commission européenne Maja Kojiancic a rappelé, dans un communiqué, l’opposition de l’UE à la peine de mort sous toute circonstance.

« D’ailleurs, ce procès soulève de sérieux doutes quant à ses conditions, son harmonie avec le procédé et surtout les droits des suspects à un jugement équitable » a-t-elle averti.

Elle a noté qu’une stabilité et sécurité durables ne sont possibles que par le respect total des droits de l’homme et libertés fondamentales.

La justice égyptienne avait condamné à mort, 75 personnes dont Mohammed al-Biltaji, un dirigeant de l’Ikhwan et le père d’Asma, 17 ans, tombée en martyr le 8 septembre 2013 dans l’assaut sanglant sur la place Rabia al-Adawiya.  

Le tribunal avait annoncé la possibilité d’un pourvoi en cassation.

Des manifestations avaient commencé sur la place Rabia al-Adawiya après le renversement par un coup d’Etat du premier président démocratiquement élu d’Egypte, Mohammed Morsi et les rassemblements avaient duré jusqu’au 14 août 2013.

Le matin du 14 août, les forces de sécurité avaient lancé une intervention sanglante sur la place qui avait donné la mort 632personnes dont 8 policiers selon les chiffres officiels.

Concernant les incidents, 739 suspects dont 300 emprisonnés, principalement des dirigeants de l’Ikhwan, sont toujours jugés.



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