L’organisation terroriste PYD/YPG en Syrie

Etude de Cemil Dogac Ipek, chercheur en Relations internationales à l'université Ataturk

L’organisation terroriste PYD/YPG en Syrie

La Révolution Syrienne qui a débuté par les demandes démocratiques de la population en Syrie, en est à sa sixième année. Actuellement la Syrie où l’autorité du régime Assad s’est affaiblie et où les acteurs extra-étatiques progressent, traverse une période houleuse. Le PYD/YPG et Daesh figurent parmi ces acteurs extra-étatiques. Dans la lumière des développements vécus cette semaine, nous allons analyser l’organisation terroriste PYD/YPG en Syrie.

      La Révolution Syrienne qui a débuté en mars 2011 avec les demandes démocratiques de la population en Syrie, en est à sa sixième année. Actuellement, la Syrie où les acteurs extra-étatiques progressent, traverse une période houleuse. Le PYD/YPG, branche syrienne de l’organisation terroriste PKK en Syrie, est l’un de ces acteurs apparus en Syrie lors de cette nouvelle période. L’organisation terroriste PYD/YPG a profité du chaos qui sévit en Syrie. Elle a très rapidement pris le contrôle de certaines régions dans la ligne de front turco-syrienne grâce à la coopération qu’elle a faite avec le régime Assad et le soutien qu’elle a reçu par l’Occident. Elle a proclamé ces régions de cantons.

          (Utilisant la menace de Daesh), Le PYD s’est présenté aux puissances extrarégionales telles que les Etats-Unis et la Russie, de devenir un acteur manipulable. D’autre part, elle a haussé ses activités dans la région en utilisant des méthodes terroristes illégitimes. Profitant du vide autoritaire dans la région, elle poursuit ses activités terroristes dans le nord de la Syrie. Elle tente d’unir les cantons avec le soutien des Etats-Unis et en profitant de l’ordre chaotique qui règne en Syrie. De son côté, la Turquie a riposté militairement contre cette démarches, en lançant l’opération Bouclier de l’Euphrate. Par conséquent, le plan du PYD/YPG qui souhaitait unir ses cantons, est tombé à l’eau.

          L’organisation terroriste PKK qui a profité du vide autoritaire au nord de la Syrie, a fondé sa branche syrienne, le PYD, le 17 octobre 2013. Le mouvement de révolution qui a débuté en 2011 avec l’influence du Printemps arabe, a été soutenu par les groupes kurdes. Machaal Tammo, leader du Mouvement de l’Avenir, en a été la principale figure. Et les kurdes ont pris part au soulèvement contre le régime. Peu de temps après, Machaal Tammo a été tué. Quant à ses partisans, ils ont tenu le régime Assad et le PYD responsables de ce meurtre. Par conséquent les kurdes opposants au régime ont perdu du terrain. Le PYD qui a maintenu de bonnes relations avec le régime Assad, a commencé à se mettre en avant-plan.

          L’allégeance au leader du PKK, Abdullah Ocalan, est la principale condition qui figure dans le règlement du PYD, pour adhérer à cette organisation terroriste. Cette information est suffisante pour mettre en évidence la relation PKK-PYD. Le PKK/KCK continue son contrôle absolu sur le PYD, sa branche syrienne. Selon les recherches, Le PKK a envoyé en Syrie un grand nombre de ses membres à la suite du début de la crise syrienne, en vue de diriger les activités armés du PYD.

          Les pays européens ne s’opposent pas sérieusement aux activités de l’organisation terroriste PYD sur leur propre territoire. Par ailleurs, nous constatons que certains chefs d’Etat montrent un intérêt particulier pour le PYD/YPG. Par exemple, le président français a accueilli au palais de l’Elysées la co-présidente du PYD, Asya Abdullah et la commandante du YPG Nesrin, et s’est entretenu avec elles. Les membres du PYD réalisent régulièrement des prises de contacts au parlement européen. Le co-président du PYD Saleh Muslim s’est rendu au parlement européen en septembre 2016. Il s’est exprimé ici pour demander du soutien à l’organisation et attaquer l’opération Bouclier de l’Euphrate.

          Le YPG a sans entrer en conflit, facilement pris le contrôle d’Aïn al-arabe, d’Amuda et d’Afrin au nord de la Syrie, après le retrait des forces du régime avec qui il s’est entendu. Le YPG tente actuellement de se cacher derrière le masque du FDS. Nous savons que 90 % des Forces démocratiques syriennes sont composés des membres du YPG. Le casier du YPG est extrêmement chargé concernant les violations des droit de l’Homme. Comme nous nous en rappellerons, des centaines de milliers de personnes avaient été contraints de fuir et migrer à la suite des attaques du YPG dans le nord de Tall Abyad (zones de peuplement turkmènes, sunnites, arabes et d’habitants qui ne se sont pas soumis au YPG), au nord de Raqqa.

          C’est pour cette raison que le PYD-YPG doit immédiatement se retirer à l’Est de l’Euphrate. Il est également primordial de l’empêcher de rester à long terme à l’Est de l’Euphrate. La Communauté internationale devrait cesser de garder le silence face aux crimes commis par le YPG qui a violé les droits de l’Homme décrits par la Cour pénale internationale et la Convention de Genève.

          Il est également de notoriété publique que le PYD utilise des enfants soldats. L’Observatoire des droits de l’Homme (Human Wright Watch), a publié un rapport dans lequel il accuse le PYD d’utiliser des enfants dans les combats. Le fait que des militants mineurs soient présents lors des cérémonies funéraire, confirme ces accusations. 

          Selon des informations officielles, il y a également un grand nombre de combattant au sein de l’organisation terroriste PYD/YPG. La majorité d’entre eux, vient d’Europe. L’Occident doit désormais prendre des mesures à ce sujet et cesser son soutien au PYD/YPG. L’Occident doit réfléchir de façon exhaustive, au fait que ces combattant étrangers sont des potentiel ‘Anders Behring Brievik’ qui pourront se retourner sur ces terres contre lui. Car le terrorisme est un boomerang. Il frappera tôt au tard celui qui l’a lancé. Les puissances qui soutiennent le PYD-YPG doivent réfléchir à cela.

        



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