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France/Gilets Jaunes: le gouvernement supprime l’augmentation de la taxe pour l’année 2019

Ce nouveau recul du gouvernement concernant l’augmentation de la taxe carbone, intervient après trois semaines d’un bras de fer acharné avec le mouvement des "gilets jaunes".

France/Gilets Jaunes: le gouvernement supprime l’augmentation de la taxe pour l’année 2019

L’Elysée a annoncé mercredi soir la suppression définitive de l’augmentation des taxes sur les carburants sur toute l’année 2019, ont révélé les médias français.

C’est un véritable coup de théâtre qui s’est joué mercredi soir. L’Elysée a affirmé à la chaîne d’informations BFMTV, qu’il a été décidé que l’augmentation de la taxe sur les carburants ne sera "ni suspendue ni différée" mais tout bonnement "annulée" pour l’année 2019.

Quelques heures plus tôt pourtant, le premier ministre Édouard Philippe avait maintenu devant les députés à l’Assemblée Nationale que cette augmentation des taxes serait "suspendue pour une durée de six mois", le temps de mener des consultations.

Ce nouveau recul du gouvernement concernant l’augmentation de la taxe carbone, intervient après trois semaines d’un bras de fer acharné avec le mouvement des gilets jaunes.

Mardi déjà, au cours d’un discours très attendu, tenu par Édouard Philippe à Matignon, le chef du gouvernement avait annoncé la suspension "pour une durée de 6 mois, trois mesures fiscales: la taxe carbone, alignement gazole/essence et gazole non routier".

"Cette colère, il faudrait être sourd ou aveugle pour ne pas la voir ou l’entendre (...) Cette colère prend sa source dans une profonde injustice, celle de ne pas réussir à vivre dignement" a reconnu le chef du gouvernement.

Jouant la carte de l’apaisement, il a expliqué "qu’aucune taxe ne mérite de mettre en danger l’unité de la nation".

Pour rappel, le mouvement des gilets jaunes est un mouvement spontané lancé depuis mi-novembre sur les réseaux sociaux pour protester contre la hausse des prix du carburant.

Le mouvement a rapidement évolué et les revendications se sont étendues au pouvoir d’achat et aux salaires.

Des politiciens ont même réclamé la démission du président Emmanuel Macron, d’autres ont revendiqué la tenue d’un référendum, et d’autres ont appelé à la dissolution du parlement.

Des grandes marches ont été organisés à Paris les 17 et 24 novembre ainsi que le 1er décembre. Ces marches ont été émaillées de violences, touchant des commerces, des monuments historiques, des véhicules et des immeubles.

Déjà 4 personnes ont perdu la vie en marge de ces protestations et des centaines d’autres ont été blessées. 

Les autorités redoutent un nouvel épisode violent dans l’hexagone avec la nouvelle journée de blocages annoncée pour le samedi 8 décembre.

Le mouvement vit un réel phénomène de contagion. Il mobilisait au départ les classes précaires, qui ont rapidement été rejointes par les ambulanciers, les lycéens, les transporteurs routiers, les agriculteurs et de nombreuses autres catégories.AA



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